Création d’une voie douce sur les berges de la Basse à Perpignan : la position de Vélo en Têt

Illustration projet de piste cyclable sur berges de la Basse à Perpignan
©️Ville de Perpignan

Alors que la préfecture des Pyrénées-Orientales vient de délivrer l’autorisation environnementale pour ce projet ce jeudi 22 janvier, nous en profitons pour mettre en ligne l’avis que nous avions publié sur la PPVE (participation du public par voie électronique), consultation publique réalisée par la Ville de Perpignan. On trouve en bas de page toutes les contributions dont la notre (pages 35 à 38). Nous vous la retranscrivons ici car elle contient aussi notre contre-proposition à ce projet, qui ne nous semble pas pertinent pour les usagers que nous représentons : 

L’association Vélo en Têt reste sur la position qui est la sienne depuis l’apparition du projet en début de mandat : préférer un cheminement en surface, plus efficace pour la desserte et l’accessibilité, plus lisible pour les déplacements du quotidien et beaucoup moins coûteux pour la collectivité. Pour plus de détails, lire notre article du 24 janvier 2021 : https://veloentet.fr/article/basse-pour-un-projet-100-cyclable
 
Pour répondre plus précisément à cette consultation ; en tant que représentante des usagers du vélo dans le département, l’association n’est pas favorable à ce nouveau projet intitulé à tort « CRÉATION D’UNE PISTE CYCLABLE SUR LES BERGES DE LA BASSE ARTIFICIALISÉES DANS LA TRAVERSÉE DE PERPIGNAN ». Nous rappelons que le terme « piste cyclable » a une définition légale bien précise dans le code de la route : « chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues ». 
Le cheminement proposé sur les berges étant partagé entre les piétons (et assimilés) et les cycles, il ne peut pas être considéré comme une « piste cyclable ». 
Un axe cyclable, qui plus est structurant, se doit de proposer une voie en site propre, c’est à dire dédiée aux cycles. En l’état, le projet ne nous semble pas pertinent ou du moins pas prioritaire dans le schéma directeur des mobilités actives. 
 
Si l’on considère l’aspect purement cyclable, l’intérêt risque d’être limité pour les déplacements du quotidien. 
En effet, des liaisons (plus ou moins bonnes) existent déjà pour rallier la Têt depuis le centre-ville à vélo
– Direction le Vernet ou St Estève, il est plus direct de rester sur les quais pour aller attraper le pont Joffre via la rue Payra.
– Pour aller vers le Polygone, Bompas etc., il est plus pratique de prendre le Cours Palmarole, la rue Claude Bernard puis le pont Beltrame et enfin le chemin du Mas Donat.
 
Autre point noir : le cheminement sera fermé la nuit (mieux dit : il suivra les horaires des parcs et jardins de la ville), ce qui va bloquer les cyclistes le matin et le soir. C’est déjà problématique plus en amont avec l’aire de jeux des jardins de la Basse qui accueille en son sein un tronçon de la voie verte en rive gauche, fermé avant 9h toute l’année et après 17h30 en automne et hiver. 
 
Dernier point et non des moindres : la cohabitation entre les deux modes de déplacement (marche et vélo) est toujours compliquée, voire dangereuse, comme nous le constatons sur le quai Vauban… Elle sera d’autant plus problématique dans cet espace confiné de 2/3 mètres de large, dans la mesure où les deux cheminements ne seront pas séparés. 
 
Comme précédemment, notre contre-proposition ci-dessous se veut pragmatique et économique : améliorer l’existant en proposant un itinéraire cyclable dédié et continu en surface
L’objectif de la mairie étant de raccorder le pôle d’activité de Saint Charles à la Têt, nous proposons de suivre cet itinéraire étape par étape pour en détailler les améliorations possibles. Nous le décomposerons en quatre tronçons :
 
  1. Av. Panchot ➡️ Av. JL Torreilles 
Même si ce segment est perfectible, l’aménagement cyclable est plutôt réussi, notamment la belle piste cyclable longeant l’av. d’Athènes. 
N.B : le passage sous la voie de chemin de fer (chemin de la Paille) mériterait d’être amélioré, ainsi que la traversée de l’av. Torreilles, qui est assez incompréhensible pour les cyclistes. Un simple jalonnement à des points clés permettrait d’améliorer la lisibilité des itinéraires sur ce secteur, tant sur l’axe est-ouest que sur l’axe nord-sud. 
 
2. Av. JL Torreilles ➡️ Av. Ribère
L’ouverture d’une voie verte débouchant sur le parking Quinta en rive droite en 2021 a permis de résoudre un point noir important sur ce segment. Précédemment, le franchissement de la passerelle était obligatoire… et parfois bloquant a cause du dispositif anti-scooters sur la rive gauche, sans parler de la problématique de la traversée du parc suivant l’heure de la journée (voir plus haut).
Même si la discontinuité a ete résolue, ce tronçon en rive droite reste un espace partagé avec donc une presence continue de piétons et de chiens, sur ce qui est plus un itinéraire de promenade qu’une voie destinée au vélotaf…
P.S : comme souvent, le franchissement des intersections (ici l’av. Ribere) est bâclé, alors qu’il s’agit des points où les cyclistes ont le plus de risques d’accident. D’autant plus qu’il faut une nouvelle fois changer de rive pour profiter d’une meilleure expérience cyclable. Nous passons donc en rive gauche sur le quai de Hanovre. 
 
3. Av. Rivière ➡️ Cours Escarguel
Vélo En Têt remercie les services de la mairie d’avoir suivi ses préconisations (voir notre article sus-cité) sur ce tronçon, mais considère que le résultat est très inégal. 
Si le quai de Hanovre suit les standards d’un bon aménagement cyclable, le traitement des intersections est (encore) vraiment problématique. On peut citer la liaison avec le quai Nobel, qui est tout simplement incompréhensible et dangereuse. Au passage on peut questionner la pertinence stratégique et financière d’installer un totem de comptage à cet emplacement… 
Sur le quai Nobel, le cheminement cyclable est un trottoir partagé avec les piétons, qui se retrouvent coincés dans une espace restreint ne respectant aucune norme (rappel 1m40 minimum), entre la balustrade et les platanes. Par confort, nombre d’entre eux empruntent donc la piste cyclable. Malgré les pictogrammes au sol, les conflits d’usage sont fréquents.
N.B : une fois n’est pas coutume, la piste cyclable s’interrompt brutalement à 50 mètres du Cours Escarguel et il faut donc s’insérer dans le flux automobile ou poursuivre sur l’étroit trottoir… 
 
4. Square Jeantet-Violet ➡️ Têt
Sur le square l’espace est (encore) partagé avec les piétons. Une piste cyclable matérialisée par de la peinture au sol (y compris pour la traversée) permettrait de diminuer les conflits d’usage.
On arrive sur le quai Bourdan qui est à sens unique (est->ouest), sans piste cyclable dédiée ni même de double-sens cyclable matérialisé. 
Plus bas, la mairie a prévu de longue date l’installation d’une rampe permettant de descendre du pont de Guerre sur le haut du quai Vauban, encore accessible aux véhicules motorisés mais qui devrait devenir prochainement piéton en accueillant une piste cyclable que nous espérons à la hauteur des exigences actuelles.  
Après le Palmarium, il serait important de réfléchir à la meilleure manière de passer le quai Vauban à vélo pour accéder à la piste cyclable de la rue Payra au nord et au Cours Palmarole vers l’est. Prévoir un cheminement spécifique sur Vauban semble compliqué vu la fréquentation piétonne et les nombreux commerces avec terrasses, il ne reste donc que le quai Sadi Carnot, qui devrait justement être prochainement libéré des véhicules motorisés (sauf bus et véhicules autorisés). 
Afin d’éviter les stationnements sauvages sur cet axe, il nous paraît important de prévoir des places réservées pour les véhicules de travaux et de livraison, bien que le recours à la cyclologistique nous semble incontournable pour tout l’hyper-centre… 
 
Une fois au pont Larminat, nous devrons changer de rive pour la quatrième fois afin de rejoindre la piste cyclable bidirectionnelle du pont Joffre et enfin descendre à la Têt. 
Pour cela, deux options sont possibles :
A) Par le quai Vauban devant les Galeries Lafayette (mais là encore l’espace est limité), puis la récente piste cyclable bidirectionnelle de la rue Payra. 
B) Par la place de la Victoire puis le quai Battlo en prévoyant un itinéraire cyclable dédié, sécurisé et continu. 
Ici, une connexion serait à prévoir avec le cours Palmarole vers les quartiers  Est/Nord. 
Dans tous les cas, le franchissement de l’axe Wilson-Clémenceau méritera une réflexion approfondie, que nous espérons ouverte aux usagers que nous représentons… 
 
Comme expliqué plus haut, la connexion avec la Têt existe déjà via l’avenue Torcatis au niveau du pont Joffre. Pour la continuité vers le Polygone Nord ou Bompas, il ne manquerait qu’à créer une piste cyclable sur le Cours Palmarole ou les allées Maillol puis sur la rue des Coquelicots.
 
Les bénévoles de Vélo en Têt se tiennent disponibles pour faire découvrir cet itinéraire aux cyclistes, journalistes, technicien·nes, décideurs/ses politiques, etc. qui voudraient en savoir plus sur cet axe structurant, ses points forts, ses faiblesses et ses pistes d’amélioration.
 
Le collège de Vélo en Têt

Nous notons au passage que les porteur·ses du projet ont répondu (de manière plus ou moins honnête) aux points remontés par les participant·es : rapport PPVE (pages 12 à 17).
NDLR : à gauche la/les problématique(s) soulevée(s), à droite la réponse apportée

Page 15 :

L’ambiguïté demeure concernant la qualification de cet axe. En effet le titre de l’avis était « CRÉATION D’UNE PISTE CYCLABLE SUR LES BERGES DE LA BASSE ARTIFICIALISÉES DANS LA TRAVERSÉE DE PERPIGNAN ». Le commentaire parle de « bidirectionnelle », sous-entendu de piste cyclable.
La largeur (3 mètres) leur « semble adaptée au contexte et aux flux projetés ». Avant de préciser que « le projet initial a évolué et s’apparente à ce jour à une promenade le long de la Basse et non exclusivement à une piste cyclable. ».
En l’état, ce serait donc plutôt une voie verte, qui permet légalement une cohabitation piéton-cycle, qu’une piste cyclable, qui est exclusivement réservée aux cycles.
Le Cerema, qui est cité, préconise ceci pour les pistes cyclables bidirectionnelles
« La largeur souhaitable d’une piste bidirectionnelle est de 3,5 m (3 m minimum). Si un flux cycliste très important est attendu, il est souhaitable de porter la largeur de piste cyclable bidirectionnelle à 4 m ».
Et cela pour les voies vertes : 
« Elle est à réserver aux cas où les densités d’usages cyclistes et/ou piétons envisagés sur l’axe à aménager sont modérées à faibles. Elle peut être également utilisée s’il est décidé d’abaisser ponctuellement le niveau de service offert aux cyclistes et aux piétons »
Source
La communication de la mairie est donc contradictoire : d’un côté on nous vend un axe structurant pour les cyclistes mais on admet finalement à demi-mot que ce sera plutôt pour de la balade et on adopte une largeur qui sera forcément insuffisante et donc conflictuelle.

Page 15 toujours :

– L’annonce d’horaires élargis est rassurante et pourrait effectivement permettre à la plupart des vélotafeur·ses d’emprunter cet axe pour leurs déplacements, tant le matin que le soir.
– « Cet itinéraire est en effet un axe urbain, pas uniquement dédié aux usagers vélos, mais devant offrir à tout public (dont familles) une ouverture magnifiée dans une section centrale de la ville. ». Il est donc confirmé qu’il ne peut s’agir d’une piste cyclable. On précisera que les familles aussi se déplacent à vélo, y compris pour leurs déplacements du quotidien.
– « Il sera également le point de liaison avec le futur parc relais à proximité du Palais des expositions. ». C’est une excellente idée, mais encore une fois ceci semble dessiner un axe structurant et pas seulement de balade.
Avec la récente interdiction des vélos et trottinettes sur le quai Vauban, la municipalité avait admis que dans ce secteur du centre-ville le flux piéton était trop important pour assurer une cohabitation confortable avec les cycles sur cet axe de 15 mètres de large, pourtant elle s’apprête à refaire la même erreur en proposant un itinéraire partagé dans un long couloir large de seulement 3 mètres ! 

Si l’objectif est de proposer une liaison cyclable efficace entre le Palmarium et la Têt, notre contre-proposition est beaucoup plus simple et moins coûteuse à mettre en place.

Compte-rendu de la réunion du 19/10/2023 avec la mairie de Perpignan

Points importants évoqués :
– Évolution et avancement de la piste cyclable le long de la Basse.
– Nouveautés parkings sécurisés et offre de vélos+trottinettes en libre-service.
– Jonction hôpital : aménagement de l’av. Velázquez.
– Avenir Jardins Saint-Jacques et jonction avec Canet.
– Demandes et relances diverses.

Télécharger le compte-rendu en PDF ci-dessous :

Contacter la mairie de Perpignan pour signaler un problème/ besoin 🚲

Application Perpignan Ma Ville

Dans cet article nous expliquons comment contacter la ville de Perpignan ; via son application officielle, disponible sous Android et iOS (Apple) pour smartphone et tablette,

  1. mais aussi directement par mail. ↩︎

1) L’application pour smartphone/tablette

Lancée en début d’année 2023, la nouvelle appli a été beaucoup améliorée dans sa partie signalements.
Un bouton « Contacter / Signaler » donne accès à un grand éventail de rubriques : « Contacter, Propreté, Circulation, Stationnement, Chaussée et trottoir, Pluvial, eau potable et eaux, Végétaux / Espaces Verts, Éclairage Public, Équipement urbain, Animaux / Insectes, Bornes incendies, Tranquillité publique » comportant elles-mêmes des sous rubriques.
Plusieurs d’entre elles concerneront le vélo 👍

Installer l’appli

Site officiel : https://appli.lumiplay.net/urlscheme/index.html?appId=7374

Lien direct smartphone (Android) : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.lumiplan.perpignan

Lien direct Apple iPhone/iPad (iOS) : https://apps.apple.com/fr/app/perpignan-la-rayonnante/id1671205907

4 étapes ensuite

  1. Ajouter une photo (depuis votre galerie ou la prendre en direct).
  2. Vérifier que l’adresse (complétée automatiquement à partir de votre position) est correcte, sinon placer le point au bon endroit sur la carte.
  3. Saisir la description de la demande / du signalement.
  4. La première fois, vos informations de contact vous seront demandées.
    Elle seront déjà complétées la fois suivante. Facultatif : si vous le souhaitez, vous pouvez autoriser la personne en charge à vous recontacter en cochant la case plus bas.

➡️ Un accusé réception reprenant votre demande vous sera envoyé automatiquement par mail.

➡️ Vous pourrez retrouver la liste et le détail de vos demandes en appuyant sur le bouton « Consulter mes signalements »

2) Par mail1

Écrire à doleances@mairie-perpignan.com ou cliquer sur ce modèle prérempli (restent à compléter l’objet et le corps du message).

➡️ Si ce n’est pas déjà fait, mettre contact@veloentet.fr en copie pour que nous puissions suivre l’avancée de votre demande.

➡️ Un accusé réception générique vous sera envoyé automatiquement (sans aucune information concernant la demande).

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Ciné-Débat avec le Film « Les roues de l’avenir »

Projection organisée par Vélo en Têt en présence des réalisateurs. Un moment d’échange est prévu après la projection, ainsi qu’un apéritif convivial offert par l’association 🥂

Date et heure : Samedi 16 septembre 2023, 19h00

Lieu : Cinéma « Le Castillet »

Entrée : 5€ / 🆓 Gratuite pour les adhérents de l’association (inutile de réserver vos places). 💡

Vous soutenez le développement du vélo dans le département et profitez du film en même temps 😁

Vélo en Têt Perpignan fête ses 20 ans ! Le programme du weekend 1-2 octobre 2022

Début 2002 naissait Vélo en Têt, qui allait devenir au fil des années la voix des usagers de la bicyclette du département des Pyrénées-Orientales (66).

Vingt ans plus tard, forte de ses actions régulières en faveur du vélo, notre association est devenue un acteur incontournable de par son expertise pratique et technique, travaillant avec les collectivités et défendant encore et toujours les intérêts des mobilités actives.

20 ans, ça se fête ! Nous avons donc décidé de faire les choses en grand (avec nos petits moyens) 😁
➡️ Tous.tes les cyclistes du Département, de la Région et d’ailleurs sont invités à nous rejoindre à Perpignan le week-end du 1-2 octobre 2022 ☀️

📝 Au programme du « véloversaire »…

Samedi 1er octobre 2022

Arrivée des cyclistes extra-départementaux et accueil dans leur lieu d’hébergement.
➡️ L’association propose un hébergement gratuit chez l’habitant sur demande : contact@veloentet.fr

17h : Vélorution « Pour des boulevards cyclables » – Rdv 16h45 Place de la Victoire ✊🏼
Itinéraire : https://www.komoot.fr/tour/917433744

18h : Début film « Together we cycle » au Cinéma Castillet (cinéma le plus ancien de France encore en activité) – Entrée gratuite 🎥
Suivi par la projection de notre Rétrospective « 20 ans d’actions ! » retraçant les évènements marquant l’histoire de l’association de sa création à aujourd’hui.
Moment d’échange entre les membres actifs et les spectateurs.

20h : Apéritif offert sur place par l’association 🍸

🎁 Souvenir : un autocollant collector spécial 20 ans sera offert à tou.te.s les participant.e.s :

Autocollant collector spécial 20 ans

Dimanche 2 octobre 2022

Balacyclettes 🚲

9h : Départ rando « gravel » sportive 50 km – Plusieurs points d’intérêt du département à découvrir 🤩
RDV devant le Palais des Congrès (itinéraire)

11h : Départ balacyclette familiale 6 km – RDV devant le Palais des Congrès (itinéraire)

12h : Pique-nique convivial (tiré du sac) à l’arrivée : les deux groupes se retrouvent au Parc des sports et loisirs de Bompas 🧺🥪🍷

🗣️ Merci de parler de l’évènement autour de vous et de diffuser l’affiche là où vous allez.
Plus on est de roues, plus on rit !
Lien de téléchargement :

Renseignements
Si possible : contact@veloentet.fr
Sinon : 06 33 67 97 00 🙏

Perpignan : « 220 km d’aménagements cyclables », le retour !

En découvrant la première édition au printemps 2021, annonçant dans un premier temps un spectaculaire « 220km de pistes cyclables », corrigé ensuite en « 220km d’aménagements cyclables », nous avions décidé de ne pas faire de tort à une campagne pro-vélo qui avait le mérite d’exister. Mais le contexte est différent aujourd’hui vu le virage « pro-moteur » engagé par la Ville de Perpignan avec des opérations/animations organisées toute l’année dans ce sens, avec pour apogée un festival auto-moto sur 3 jours remplaçant l’événement national Mai à vélo…

Nous expliquerons dans cet article pourquoi cette campagne fait grincer des dents les cyclistes (nous avons entendu vos doléances) et surtout est trompeuse pour les perpignanais et l’opinion publique.

Panneau 4×3 mètres de la campagne 2022

Panneau 4×3 mètres de la campagne 2022
Pour commencer, ce chiffre qui nous/vous a interloqués : « 220 km d’aménagements cyclables » ?!
Nous aimerions bien savoir quels types d’aménagements sont comptabilisés pour arriver à une longueur linéaire si impressionnante, mais malheureusement nous n’avons rien trouvé de clair sur le site de la mairie… Seulement cette page qui quand on l’analyse ne totalise que 78 km linéaires. On est loin du compte ! Sauf si la ville a pris le parti de gonfler ce chiffre en incluant les Zones 30km/h, qui représentent quand même 20% de la surface de la commune ?

Dans tous les cas, le mètre linéaire ne sert qu’à la surenchère politique : les cyclistes savent bien que ce n’est pas la longueur de la piste qui compte mais la manière dont on peut s’en servir 😏

Plus sérieusement, voici comment le Cerema, organisme public de référence, nous résume fort clairement la chose dans son récent article :
« Un réseau continu et maillé de pistes cyclables efficaces est une des composantes essentielles d’un territoire cyclable. Les pistes cyclables sont situées majoritairement le long des axes principaux du réseau viaire où une mixité des modes n’est généralement pas recommandée. Elles contribuent au développement de la pratique du vélo à condition de garantir un haut niveau de service à tous les usagers. ». Tout est dit…

Autant dire que ce n’est pas le cas à Perpignan qui est la cancre de sa catégorie à chaque Baromètre des Villes et Territoires Cyclables avec la note F indiquant un climat « Défavorable » à la pratique du vélo. Les points noirs, bien identifiés par les usagers à chaque édition, peinent à être résolus…

Capture baromètre vélo 2021

Capture baromètre vélo 2021
Si ce ne sont pas les jolis paysages qui manquent à la capitale nord-catalane, peut-être sont-ce les jolies pistes cyclables qui font défaut pour illustrer une telle campagne ? Car la photo « d’illustration » montrant un cycliste sur une piste cyclable avec en fond un joli coucher de soleil provient d’une banque d’images étrangère 😩

La photo originale provenant d’une banque d’images

La photo originale provenant d’une banque d’images
En plus pourquoi encore un sportif !? Nous pensions que le français du 21è siècle avait enfin compris que le vélo était un moyen de transport et pas juste une activité de loisir…

Enfin, le slogan « À vélo, vous respirez » tombe mal, alors que la borne Atmo Occitanie, installée l’an dernier sur le bd des Pyrénées vient justement de rendre son verdict (et il est mauvais) : les « concentrations […] dépassent les valeurs-limites pour la protection de la santé ». Encore une bonne raison de réduire la place de l’auto en ville…

Non, le décalage est trop grand entre ce qui est affiché partout (panneaux 4x3m, sucettes, magazine municipal, écrans info trafic, etc.) et la réalité sur le terrain. C’est ce qu’on appelle de la publicité mensongère et ça s’apparente dans le contexte climatique mondial à du greenwashing…

La réalité, c’est que malgré un contexte (climat, topographie, touristique, etc.) plus que favorable et un potentiel de transfert modal (voiture vers vélo) impressionnant dans la Métropole de Perpignan, les éventuels nouveaux cyclistes n’osent pas franchir le pas car ils ne se sentent pas en sécurité sur les aménagements proposés, qui manquent clairement de cohérence et surtout de continuité !

Pour conclure : promouvoir le vélo c’est bien, mais mieux vaut commencer par avoir un réseau cyclable attractif en privilégiant la qualité plutôt que la quantité.
Nous regrettons encore une fois de ne pas avoir été associés à cette nouvelle campagne de promotion du vélo qui arrive de façon maladroite et avec un mauvais timing…

Mai à vélo… juin en auto

Mai à vélo est un événement national destiné à promouvoir la pratique du vélo.
Un mode de transport à la fois ancien et on ne peut plus actuel, qui offre la liberté de se mouvoir simplement, rapidement et gratuitement, de ne pas générer de CO2 ni de particules fines, de s’émanciper du pétrole, de retrouver l’usage de son corps, etc.

Mai à vélo est soutenu par l’État français et de nombreuses autres entités

Mai à vélo est soutenu par l’État français et de nombreuses autres entités

ℹ️ S’il existait des leviers de frein pour diminuer les effets des changements climatiques dans les années à venir, le premier à actionner serait celui des transports, qui représente plus du tiers des gaz à effet de serre nationaux. Dans cette catégorie, la voiture individuelle pollue plus que tous les autres modes de transport réunis et devrait donc être au centre des préoccupations des collectivités.
Afin de mesurer localement les enjeux autour du transfert modal (voiture vers vélo), il faut se rendre compte que dans la Métropole de Perpignan, la distance moyenne d’un déplacement n’est que de 5,4 km, et que 84% des déplacements quotidiens font moins de 10 km !

➡️ Cet incroyable potentiel a été compris par certains de nos politiques et de nos techniciens qui œuvrent au développement et à la mise en place d’un réseau cyclable utilisable par tous au quotidien et durant nos loisirs.

Pourtant, à Perpignan, le village des mobilités douces proposé par Vélo en Têt en début d’année et prévu depuis plusieurs mois par la mairie le 14 mai dans le cadre de ce mois du vélo, a été annulé au profit d’un événement sur trois jours (3-4-5 juin), intitulé Roue Libre dont la description du site officiel : « Roue libre évènement automobile et motos Perpignan »  annonce déjà la couleur…


Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit malheureusement d’un festival de la voiture, porté par l’Automobile Club du Roussillon (ACR) et l’ex-CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) dont les missions sont claires : « défendre les intérêts des entreprises de la distribution et des services de l’automobile en France.».

Si pour les spécialistes le sujet des mobilités (au pluriel) a beaucoup de sens quand on analyse les besoins des usagers qui bien souvent combinent la marche avec les transports en commun à l’échelle d’une ville ou d’une agglo, ou bien le vélo et le train à l’échelle départementale, régionale, nationale ou européenne, un coup d’œil au programme de l’évènement permet de se rendre compte rapidement que les animations proposées sur ces trois jours ne tournent qu’autour de l’automobile en jouant sur la nostalgie qui y est associée et laissent littéralement de côté le vélo et la trottinette. La marche, le bus, le train et les PMR ont tout simplement été oubliés et ne figurent pas au programme.

Notre version modifiée de la plaquette de l’évènement

L’automobile, qui occupe plus de 50 % de l’espace public de nos villes et villages, qui mobilise presque 2 tonnes de matériaux divers pour déplacer le plus souvent une seule personne dans ses deux fois 5 km quotidiens, cette automobile pouvant atteindre des vitesses supérieures à 150 km/h pour ne se déplacer en moyenne maximale qu’à 35 km/h dans les territoires peu denses et encore moins vite en agglomération, a selon nous suffisamment de visibilité tout au long de l’année avec par exemple la Nuit des Longs Capots qui se tenait fin mars, mais la liste est longue…

Il est très inquiétant au vu des enjeux environnementaux actuels que rien ne soit proposé de sérieux pour mettre en valeur la petite reine dont nous connaissons le potentiel sur les courtes et moyennes distances, alors que les mêmes animations auraient été facilement transposables à la bicyclette…

Symboliquement, le fait de donner autant de présence à l’automobile au centre-ville nous semble être un mauvais signal envoyé par la mairie qui se positionne à contre-courant de la tendance (inter)nationale : réduire la place des véhicules motorisés en ville.
Tout comme le CNPA qui s’est auto-renommé « Mobilians » en début d’année (sans doute pour mieux faire passer la pilule), nous regrettons que notre commune tombe dans le piège du « greenwashing » avec cet évènement, qui de manière trompeuse laisse croire à un traitement exhaustif et chronologique de l’ensemble des mobilités (« La mobilité à travers le temps » indique le sous-titre), alors qu’il ne s’agit que de fêter en grande pompe les 100 ans d’une association automobile au détriment des mobilités douces.

Alors que partout ailleurs en France le mois de mai sera la fête du vélo, il est effarant que Perpignan l’anachronique dénote autant en juin avec la fête de l’auto !

Des nouvelles du projet Es Tet…

À Perpignan, la portion de 1,2 km entre l’usine Roussillon Enrobés / Lafarge Bétons et l’av. Torcatis est terminée (photos ci-dessous). Une véloroute en enrobé clair a été réalisée le long de la Têt, permettant une meilleure accessibilité aux piétons et cycles, même après un épisode pluvieux 🙂

  

Cet aménagement est en cours de prolongement dans le contrebas de l’avenue Torcatis puis de l’av. du Parc des Expositions y compris le long du grand parking.

Dans la continuité, la piste cyclable existante accédant à Bompas est en cours de rénovation (élargissement, sécurisation, reprise de l’enrobé).
Toute cette portion de 4,4 km allant de l’amont de l’av. Torcatis à l’entrée de Bompas étant actuellement en chantier, elle est inaccessible au public.
À notre connaissance, aucun itinéraire de contournement sécurisé n’a pour l’instant été proposé par le maître d’œuvre Perpignan Méditerranée Métropole.

De notre côté, nous espérons que la traversée du rond-point de la clinique St Pierre / bd Michelet soit traitée cette année afin de donner du sens aux récentes réalisations le long de la Basse, chemin du Foulon, et de l’autre côté direction St Estève. En effet il est actuellement impossible de rallier St Assiscle et le secteur Clodion-Torcatis de manière sécurisée. La nouvelle rocade Ouest a oublié les vélos et le seul aménagement disponible (réalisé fin 2020) par le CD66 pour traverser la Têt dans ce secteur est (in)accessible depuis l’aire de covoiturage de St Assiscle, située entre l’av. de la Massane, et l’av. de Prades, toutes les deux très hostiles au vélo faute d’aménagement sécurisé et vu l’intense trafic automobile…

Un piéton/cycle arrivé au bout de la piste cyclable des berges de la Basse qui espérerait traverser la Têt pour se rendre à St Estève ou pour se balader le long de la rive gauche est actuellement obligé de faire un détour entre 2 et 4,5 km (suivant le mode de transport) pour traverser le fleuve perpignanais ! En effet, l’avenue de Prades est un terrain hostile aux cycles faute d’aménagement sécurisé et vu l’important trafic automobile…

Baromètre vélo 2021 pour les P-O

Communiqué de presse : Analyse des résultats du Baromètre vélo 2021 pour les Pyrénées-Orientales.

L’association Vélo en Têt se félicite de la grande participation pour cette troisième édition :
17 communes qualifiées, contre une seule (Perpignan) lors du précédent Baromètre (2019) !

Cela confirme l’engouement pour le vélo et les autres déplacements actifs ces dernières années et la demande croissante d’aménagements de qualité par les usagers.
Grâce à cette mobilisation nous bénéficions cette année de résultats plus représentatifs et permettant une analyse plus fine pour chaque commune.

Analyse des données départementales remontées sur la carte
(points positionnés lors des réponses au questionnaire)

  • Points rouges : priorités
    Nous constatons sans surprise que les points à améliorer sont majoritairement situés sur les artères urbaines ou intercommunales, et particulièrement concentrés sur les intersections, point faible récurrent en matière de sécurité. Cela illustre par exemple le paradoxe perpignanais : 220km d’équipements cyclables annoncés mais un ensemble peu sécurisé et régulièrement interrompu aux intersections. Cela est problématique car la sécurité est le premier critère bloquant, remonté par les usagers souhaitant se mettre en selle.
  • Points verts : progrès
    Logiquement, les points sont positionnés sur les zones où ont été réalisés récemment des aménagements cyclables ou des travaux visant à l’apaisement de la circulation.
  • Points bleus : stationnement
    Les signalements de besoins en stationnement vélo sont concentrés sur les centres urbains, qui ont de nombreux commerces de proximité, et sur les zones de loisirs (bord de mer, plans d’eau, parcs, culture, sport, etc.).

Résultats de l’appréciation des communes

Les villes du littoral, à l’instar de Le Barcarès (4.08 / Favorable), ont bien saisi le potentiel touristique autour de la pratique du vélo et proposent depuis plusieurs années déjà un réseau relativement étoffé sur les principaux axes de la côte, desservant les campings et villages vacances.
Si quelques villes de la couronne perpignanaise comme Toulouges (4.03 / Favorable), Canohès (3.72 / Plutôt favorable), Bompas (3.56 / Plutôt favorable), Le Soler (3.53 / Plutôt favorable), s’en tirent bien ou honorablement.

Ce n’est malheureusement pas le cas de la capitale nord-catalane Perpignan (notée 2.49 / avis Défavorable), qui arrive bien loin derrière les autres villes de sa catégorie comme Bordeaux (3.40) ou Grenoble (4.21), premier de sa catégorie.
C’est regrettable car la métropole et capitale du département joue un rôle central (géographique, statistique et politique) et devrait rayonner par le nombre, la qualité et la continuité de ses infrastructures en proposant un réseau cyclable efficace raccordé à ses villes limitrophes, à la hauteur des dizaines de milliers de déplacements journaliers convergeant vers elle (cf. comptages routiers CD66 2019).
La sous-préfecture et ville de Jean Castex, Prades (2.17 / Très défavorable) arrive quant à elle dernière du classement départemental.

Les autres villes non citées ci-dessus comme Thuir, St Estève, Céret, Rivesaltes ou Elne sont des villes importantes du département (+-10 000 habitants) mais qui malgré leur potentiel cyclable proposent, selon les usagers, un climat peu favorable voire défavorable à l’usage des mobilités actives.

Conclusions

Nous demandons aux collectivités (département, communautés de communes, communes) d’exploiter les données remontées dans ce baromètre, reflet direct des attentes des usagers, afin d’améliorer leurs conditions de circulation et de stationnement.
L’association Vélo en Têt se tient à disposition afin d’apporter son expertise technique et d’usagers, comme elle le fait depuis 20 ans déjà.

[Com’ mairie] Suivi dossiers 2020, avis dossiers 2021 : notre mail à la Division Mobilité et Déplacements de Perpignan

Mail envoyé le 25 janvier 2021 à la Division Mobilité et Déplacements (DMD), copie à D. Tranchecoste, élu Mobilité à la ville de Perpignan.

Bonjour Messieurs,

Nous revenons vers vous suite à notre réunion du jeudi 17/12/2020.

Comme nous avons pu vous en faire part, nous sommes extrêmement contents d’être associés aux futurs projets dans la thématique mobilités, mais il est également important que nous puissions suivre les différents dossiers abordés ensemble dans le temps, et pouvoir continuer à échanger à leur sujet par la suite.

N.B : Les points 3 et 4 étaient déjà soumis à questionnement dans notre dernier mail du 16 novembre 2020 mais n’avaient pas eu de suite, ou seulement partiellement. Nous nous permettons de les porter à nouveau à votre attention, en les actualisant.

=> Nous nous excusons par avance pour la longueur de ce message, qui se veut exhaustif et précis. Nos questions/requêtes en gras.

1) Avenue Camus

  Nous sommes très heureux que le projet ait finalement été revu, apportant ainsi une meilleure circulation pour les cyclistes et les piétons.

2) Extension du parc San Vicens

 A) Sauf erreur, ni vous ni nous, ne sommes satisfaits de ce qui a été réalisé sur ce chantier.

En réunion, vous nous faisiez part de l’impossibilité de modifier la structure (trottoir/chaussée) du parking, installé nous le rappelons, en lieu et place de la piste cyclable sécurisée et arborée qui reliait les quartiers St Gaudérique/Les Coves à la zone commerciale du Mas Guérido. Nous regrettons ce choix.

Faute de mieux, nous vous avons proposé la création d’une Zone de rencontre au niveau de la chaussée du parking.

Nous partageons votre scepticisme au sujet du respect de cette signalisation si elle était simplement indiquée par un panneau. Nous proposons donc l’installation de trottoirs traversants, à l’entrée, au centre et à la sortie du parking. Les avantages de ce dispositif sont détaillés dans ce document du Cerema. Vous pourrez constater qu’il est tout à fait approprié dans notre situation : confort pour les piétons, ralentissement des véhicules motorisés (VM), « moins pire » solution pour les cyclistes (toujours mieux que la route ou le trottoir).

Pour que cette solution soit une réussite, il faudra également accorder une importance toute particulière à la signalisation (verticale et horizontale) pour tous les usagers (piétons, vélos, VM).

Validez-vous cette proposition ?

 B) Quel traitement est prévu, au niveau de la circulation des cyclistes, pour le carrefour attenant ? Il s’agit d’un point à la fois critique et central dans le schéma de circulation. Il ne faut surtout pas passer à côté !

3) Stationnement (je cite mon précédent mail)

Nous renouvelons notre proposition d’installer des stationnements vélo dans ou devant les principaux lieux accueillant du public (bâtiments administratifs, centres de santé, établissements scolaires, structures culturelles, points touristiques, lieux de culte, etc.). Nous ne proposons pas là quelque chose de très ambitieux, il s’agit simplement de proposer un petit parking mais de qualité (pas comme à l’hôpital ou à la Caf).

Pour rappel, le programme Alvéole finance 60% du montant des stationnements vélo installés par les collectivités ! Pour information, leur site propose un grand nombre de solutions.

Quelle est votre réponse ?

4) PC déchetterie

Petite correction de ma part : la piste cyclable (PC) de la déchetterie a un panneau bleu Voiture+Vélo+Piéton et non Voiture+Piéton, contrairement à ce que j’avais indiqué.

Cela ne change rien au fait que les VM devraient être interdits et non autorisés sur cet axe.

Avez-vous eu un retour du service voirie au sujet des barrières en bois cassées (sous le pont Sauvy) ?

Avez-vous pu améliorer la signalisation aux extrémités de cet axe afin de donner l’exclusivité aux déplacements doux ?

5) Schéma directeur cyclable 2021

Afin de faire suite à votre demande, deux de nos membres sont en train de réaliser un récapitulatif de nos remarques et suggestions à propos de votre document.

Nous espérons que vous en tiendrez compte dans la version définitive proposée en conseil municipal.

6) Projet d’aménagement des berges de la Basse

Nous avons eu l’occasion d’en débattre à plusieurs reprises en interne et nous souhaitions vous faire part de notre position détaillée.

À travers la succincte présentation que vous nous en avez fait, nous entendons que l’objectif de ce projet est de promouvoir les mobilités douces et actives en cœur de ville. Pour autant, nous ne pouvons en tant qu’association visant à généraliser l’usage du vélo au quotidien, approuver cette réalisation comme seule voie cyclable pour traverser le centre, du Nord-Est au Sud-Ouest, de la Têt à St Charles ; d’autant moins si l’horizon de réalisation est 2024.

Comme vous le savez, et après une longue analyse, notre choix s’est porté sur le passage par les quais pour plusieurs raisons :

– accessibilité de l’aménagement (en tous points sans difficulté !) ;

– interconnexion plus facile avec le reste du réseau ;

– pas d’exclusion de certaines catégories de cyclistes (séniors, enfants, remorques, biporteurs, triporteurs, etc.) ;

– budget réduit (permettant éventuellement d’améliorer certains points noirs sur le parcours) ;

– réalisation beaucoup plus rapide que le projet sur les berges car moins technique et non contraint réglementairement ;

– circulation 24h/24.

Cette proposition impose de passer les quais à sens unique, ce qui est de toute façon nécessaire si l’on souhaite réduire la place de la voiture en ville (je pense que nous serons d’accord là-dessus), mais permet de conserver la rangée de stationnement, chère à certains riverains (a-t-on entendu).

D’autre part, dans l’idée du cheminement final qui arrivera à la Basse, nous ne trouvons pas trop de sens à descendre sur les berges au niveau de Courteline, sachant qu’il faudra remonter au Palmarium, avant de redescendre après le bd Wilson.
=> Vous trouverez en pièce jointe la carte détaillant l’itinéraire que nous avons retenu.

Actualisation 14/01 : Nous avons vu passer le marché de demande de maîtrise d’œuvre pour la création d’une piste cyclable entre la rue Courteline et le rond-point de la France Libre. La concrétisation de ce projet ambitieux montre que vous accordez la même importance que nous à cet axe structurant traversant le centre-ville. C’est pourquoi, il nous semble primordial de travailler dans la concertation afin de proposer aux perpignanais.ses un trajet direct et pratique pour tous.

7) Square Jeantet-Violet
 A) Nous avons appris par internet que l’actuel square allait devenir un parc arboré incluant un cheminement piéton, mais nous nous inquiétons de ne pas voir de cheminements cyclables sur les deux vues d’artiste qui ont été diffusées.

Nous vous rappelons que les cyclistes, comme les piétons, ne sont pas canalisables (à l’inverse des voitures) et qu’il y a autant de parcours que de cyclistes. Ne doutons pas qu’ils traverseront ce parc dans tous les sens : aussi il est important de limiter les interactions par des espaces dédiés à chaque mode, qui incitent piétons et cyclistes à respecter leurs espaces respectifs, à l’inverse de la mauvaise expérience des berges de la Têt.

De plus, notre proposition de liaison cyclable en surface déboucherait sur ce parc, et même s’il est évident que les piétons seront prioritaires, il nous semble indispensable, quels que soient les projets cyclables retenus, d’implanter et d’identifier un cheminement cyclable dans l’axe Est-Ouest, et de prévoir le raccordement avec la passerelle.

 B) La nouvelle passerelle sera-t-elle accessible aux vélos et aménagée de façon à permettre une bonne cohabitation avec les piétons ?

Pouvez-vous nous rassurer sur ces deux points svp ?

8) Zones 30 et apaisement de la circulation

Au sujet des zone apaisées, vous nous avez fait part des difficultés que vous rencontriez afin de ralentir efficacement les VM et dans le même temps garantir la tranquillité des riverains (bruit des ralentisseurs). Après avoir échangé avec vous, nous sommes tombés d’accord sur l’intérêt des écluses et/ou des chicanes avec un by-pass vélo latéral. Pour information, l’usage de ce dispositif est très bien expliqué dans ce document de Jacques ROBIN.

Après discussion en interne, nous validons cette solution.

Peut-être commencer par un test sur l’axe de votre choix ?

9) Bandes vertes lors de croisements route-PC

Vos essais de peintures vertes afin de matérialiser la continuité d’une PC lors de la traversée d’une route, conjointement à un passage piéton (PP), ont convaincu nos membres qui en ont trouvé sur leur chemin : cela donne une information visuelle à l’automobiliste qui prend mieux en compte le vélo, et indirectement le piéton.

Pour le cycliste, cela indique la continuité de la piste, bien qu’il reste non prioritaire et que sa présence sur le PP ne soit pas plus règlementaire.

Nous aimerions que ce dispositif puisse être généralisé à l’ensemble des croisements appropriés.

10) Partenariat Géovélo

Quelle est votre décision concernant cet outil ? Mise en place ou non ?

Les critères importants pour nous étant :

– pouvoir remonter facilement un point noir avec géolocalisation, photo et description ;

– pouvoir consulter ces signalements ;

– avoir un suivi sur leur traitement.

Merci beaucoup pour l’attention que vous pourrez porter à la lecture, et aux réponses à notre message.

Bien cordialement