Municipales 2026 : quel niveau d’engagement pour les listes candidates sur les mobilités actives ?

Mardi 25 février nous avons envoyé à toutes les listes candidates aux élections municipales, un questionnaire « mobilités actives » afin de permettre à chacune d’entre elles de se positionner sur des mesures clés rangées dans les 5 thématiques suivantes :
– Organisation de la mairie ;
– Projets structurants ;
– Apaisement de la circulation ;
– Voirie ;
– Stationnement ;
Et pour les perpignanais·es de connaître l’engagement de chaque liste sur cette thématique grâce à un comparatif clair et facilement lisible.

Méthodologie
Nous avons pour chaque réponse évalué le degré d’engagement sous forme d’émoticônes colorés :
Rouge = Engagement nul
Orange = Engagement faible
Jaune = Engagement moyen
Vert = Engagement fort
Gris = Réponse inexploitable

N.B.1 : Le dernier jour pour répondre était ce mardi 10 mars.
N.B.2 : Toutes les listes nous ont répondu à l’exception de « Continuons ensemble » portée par M. Louis Aliot.
N.B.3 : La liste « Lutte Ouvrière – Le camp des travailleurs » portée par Mme Pascale Advenard a eu la politesse de nous répondre de manière générale… sans répondre au questionnaire. Nous n’avons donc pas pu évaluer le degré d’engagement de cette liste.

Consultez notre comparatif : 

Questionnaires complétés (par ordre de réception) :

Réponse par mail de la liste Lutte Ouvrière-Le camp des travailleurs :
Bonjour,

J'ai lu avec intérêt votre questionnaire sur la politique cyclable.

Je n'ai bien sûr rien contre des dispositifs destinés à faciliter et favoriser la circulation des vélos et des personnes à mobilités réduites, bien au contraire.

Mais je dois vous préciser qu'à Lutte Ouvrière nous ne sommes pas de ceux qui font des promesses électorales, pour, comme c'est souvent le cas avec les politiciens, les oublier ensuite.

Aussi je préfère par honnêteté ne pas donner suite à votre questionnaire OUI/NON, d'autant que je ne serai pas élue maire.

Mais surtout, dans ce domaine comme dans bien d'autres, nous refusons de laisser croire que les problèmes pourraient être réglés par les municipalités, surtout dans un contexte de baisse de dotations de l'état pour les collectivités.

Nous disons que l'obtention d'avancées passera par les mobilisations de la population, dans le domaine de la « mobilité » comme dans tous les domaines ayant trait aux conditions et au niveau de vie de la population (revenu, emploi, logement...)

Les travailleurs doivent prendre leur sort en main, ne compter que sur eux-mêmes, sur leur force et leur organisation, et ne peuvent pas faire confiance aux politiciens professionnels qui tentent de leur faire croire que leurs problèmes peuvent être réglés par les élections.

Des élus Lutte Ouvrière mettraient par contre en œuvre tout ce que les prérogatives d'un élu permettent de faire pour faciliter cette organisation et cette mobilisation, mais aussi pour avertir que dans un contexte où tous les budgets finançant ce qui est utile à la population sont en chute libre, la population devra engager un bras de fer contre l'État et ses choix budgétaires actuels, qui consistent à arroser les grandes entreprises de milliards de cadeaux et à financer de plus en plus la marche à la guerre dans laquelle nous entraîne le capitalisme.

J'ajouterai que vue la flambée spéculative des cours des carburants liée aux guerres qui se généralisent, il est à redouter que bien des travailleurs soient contraints dans les temps qui viennent à renoncer - sans l'avoir choisi et sans en tirer profit pour leur santé - de se déplacer avec leur voiture. Mais ce n'est pas ce que nous appelons un progrès.

Cordialement

Pour la liste Lutte Ouvrière – Le camp des travailleuses

Création d’une voie douce sur les berges de la Basse à Perpignan : la position de Vélo en Têt

Illustration projet de piste cyclable sur berges de la Basse à Perpignan
©️Ville de Perpignan

Alors que la préfecture des Pyrénées-Orientales vient de délivrer l’autorisation environnementale pour ce projet ce jeudi 22 janvier, nous en profitons pour mettre en ligne l’avis que nous avions publié sur la PPVE (participation du public par voie électronique), consultation publique réalisée par la Ville de Perpignan. On trouve en bas de page toutes les contributions dont la notre (pages 35 à 38). Nous vous la retranscrivons ici car elle contient aussi notre contre-proposition à ce projet, qui ne nous semble pas pertinent pour les usagers que nous représentons : 

L’association Vélo en Têt reste sur la position qui est la sienne depuis l’apparition du projet en début de mandat : préférer un cheminement en surface, plus efficace pour la desserte et l’accessibilité, plus lisible pour les déplacements du quotidien et beaucoup moins coûteux pour la collectivité. Pour plus de détails, lire notre article du 24 janvier 2021 : https://veloentet.fr/article/basse-pour-un-projet-100-cyclable
 
Pour répondre plus précisément à cette consultation ; en tant que représentante des usagers du vélo dans le département, l’association n’est pas favorable à ce nouveau projet intitulé à tort « CRÉATION D’UNE PISTE CYCLABLE SUR LES BERGES DE LA BASSE ARTIFICIALISÉES DANS LA TRAVERSÉE DE PERPIGNAN ». Nous rappelons que le terme « piste cyclable » a une définition légale bien précise dans le code de la route : « chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues ». 
Le cheminement proposé sur les berges étant partagé entre les piétons (et assimilés) et les cycles, il ne peut pas être considéré comme une « piste cyclable ». 
Un axe cyclable, qui plus est structurant, se doit de proposer une voie en site propre, c’est à dire dédiée aux cycles. En l’état, le projet ne nous semble pas pertinent ou du moins pas prioritaire dans le schéma directeur des mobilités actives. 
 
Si l’on considère l’aspect purement cyclable, l’intérêt risque d’être limité pour les déplacements du quotidien. 
En effet, des liaisons (plus ou moins bonnes) existent déjà pour rallier la Têt depuis le centre-ville à vélo
– Direction le Vernet ou St Estève, il est plus direct de rester sur les quais pour aller attraper le pont Joffre via la rue Payra.
– Pour aller vers le Polygone, Bompas etc., il est plus pratique de prendre le Cours Palmarole, la rue Claude Bernard puis le pont Beltrame et enfin le chemin du Mas Donat.
 
Autre point noir : le cheminement sera fermé la nuit (mieux dit : il suivra les horaires des parcs et jardins de la ville), ce qui va bloquer les cyclistes le matin et le soir. C’est déjà problématique plus en amont avec l’aire de jeux des jardins de la Basse qui accueille en son sein un tronçon de la voie verte en rive gauche, fermé avant 9h toute l’année et après 17h30 en automne et hiver. 
 
Dernier point et non des moindres : la cohabitation entre les deux modes de déplacement (marche et vélo) est toujours compliquée, voire dangereuse, comme nous le constatons sur le quai Vauban… Elle sera d’autant plus problématique dans cet espace confiné de 2/3 mètres de large, dans la mesure où les deux cheminements ne seront pas séparés. 
 
Comme précédemment, notre contre-proposition ci-dessous se veut pragmatique et économique : améliorer l’existant en proposant un itinéraire cyclable dédié et continu en surface
L’objectif de la mairie étant de raccorder le pôle d’activité de Saint Charles à la Têt, nous proposons de suivre cet itinéraire étape par étape pour en détailler les améliorations possibles. Nous le décomposerons en quatre tronçons :
 
  1. Av. Panchot ➡️ Av. JL Torreilles 
Même si ce segment est perfectible, l’aménagement cyclable est plutôt réussi, notamment la belle piste cyclable longeant l’av. d’Athènes. 
N.B : le passage sous la voie de chemin de fer (chemin de la Paille) mériterait d’être amélioré, ainsi que la traversée de l’av. Torreilles, qui est assez incompréhensible pour les cyclistes. Un simple jalonnement à des points clés permettrait d’améliorer la lisibilité des itinéraires sur ce secteur, tant sur l’axe est-ouest que sur l’axe nord-sud. 
 
2. Av. JL Torreilles ➡️ Av. Ribère
L’ouverture d’une voie verte débouchant sur le parking Quinta en rive droite en 2021 a permis de résoudre un point noir important sur ce segment. Précédemment, le franchissement de la passerelle était obligatoire… et parfois bloquant a cause du dispositif anti-scooters sur la rive gauche, sans parler de la problématique de la traversée du parc suivant l’heure de la journée (voir plus haut).
Même si la discontinuité a ete résolue, ce tronçon en rive droite reste un espace partagé avec donc une presence continue de piétons et de chiens, sur ce qui est plus un itinéraire de promenade qu’une voie destinée au vélotaf…
P.S : comme souvent, le franchissement des intersections (ici l’av. Ribere) est bâclé, alors qu’il s’agit des points où les cyclistes ont le plus de risques d’accident. D’autant plus qu’il faut une nouvelle fois changer de rive pour profiter d’une meilleure expérience cyclable. Nous passons donc en rive gauche sur le quai de Hanovre. 
 
3. Av. Rivière ➡️ Cours Escarguel
Vélo En Têt remercie les services de la mairie d’avoir suivi ses préconisations (voir notre article sus-cité) sur ce tronçon, mais considère que le résultat est très inégal. 
Si le quai de Hanovre suit les standards d’un bon aménagement cyclable, le traitement des intersections est (encore) vraiment problématique. On peut citer la liaison avec le quai Nobel, qui est tout simplement incompréhensible et dangereuse. Au passage on peut questionner la pertinence stratégique et financière d’installer un totem de comptage à cet emplacement… 
Sur le quai Nobel, le cheminement cyclable est un trottoir partagé avec les piétons, qui se retrouvent coincés dans une espace restreint ne respectant aucune norme (rappel 1m40 minimum), entre la balustrade et les platanes. Par confort, nombre d’entre eux empruntent donc la piste cyclable. Malgré les pictogrammes au sol, les conflits d’usage sont fréquents.
N.B : une fois n’est pas coutume, la piste cyclable s’interrompt brutalement à 50 mètres du Cours Escarguel et il faut donc s’insérer dans le flux automobile ou poursuivre sur l’étroit trottoir… 
 
4. Square Jeantet-Violet ➡️ Têt
Sur le square l’espace est (encore) partagé avec les piétons. Une piste cyclable matérialisée par de la peinture au sol (y compris pour la traversée) permettrait de diminuer les conflits d’usage.
On arrive sur le quai Bourdan qui est à sens unique (est->ouest), sans piste cyclable dédiée ni même de double-sens cyclable matérialisé. 
Plus bas, la mairie a prévu de longue date l’installation d’une rampe permettant de descendre du pont de Guerre sur le haut du quai Vauban, encore accessible aux véhicules motorisés mais qui devrait devenir prochainement piéton en accueillant une piste cyclable que nous espérons à la hauteur des exigences actuelles.  
Après le Palmarium, il serait important de réfléchir à la meilleure manière de passer le quai Vauban à vélo pour accéder à la piste cyclable de la rue Payra au nord et au Cours Palmarole vers l’est. Prévoir un cheminement spécifique sur Vauban semble compliqué vu la fréquentation piétonne et les nombreux commerces avec terrasses, il ne reste donc que le quai Sadi Carnot, qui devrait justement être prochainement libéré des véhicules motorisés (sauf bus et véhicules autorisés). 
Afin d’éviter les stationnements sauvages sur cet axe, il nous paraît important de prévoir des places réservées pour les véhicules de travaux et de livraison, bien que le recours à la cyclologistique nous semble incontournable pour tout l’hyper-centre… 
 
Une fois au pont Larminat, nous devrons changer de rive pour la quatrième fois afin de rejoindre la piste cyclable bidirectionnelle du pont Joffre et enfin descendre à la Têt. 
Pour cela, deux options sont possibles :
A) Par le quai Vauban devant les Galeries Lafayette (mais là encore l’espace est limité), puis la récente piste cyclable bidirectionnelle de la rue Payra. 
B) Par la place de la Victoire puis le quai Battlo en prévoyant un itinéraire cyclable dédié, sécurisé et continu. 
Ici, une connexion serait à prévoir avec le cours Palmarole vers les quartiers  Est/Nord. 
Dans tous les cas, le franchissement de l’axe Wilson-Clémenceau méritera une réflexion approfondie, que nous espérons ouverte aux usagers que nous représentons… 
 
Comme expliqué plus haut, la connexion avec la Têt existe déjà via l’avenue Torcatis au niveau du pont Joffre. Pour la continuité vers le Polygone Nord ou Bompas, il ne manquerait qu’à créer une piste cyclable sur le Cours Palmarole ou les allées Maillol puis sur la rue des Coquelicots.
 
Les bénévoles de Vélo en Têt se tiennent disponibles pour faire découvrir cet itinéraire aux cyclistes, journalistes, technicien·nes, décideurs/ses politiques, etc. qui voudraient en savoir plus sur cet axe structurant, ses points forts, ses faiblesses et ses pistes d’amélioration.
 
Le collège de Vélo en Têt

Nous notons au passage que les porteur·ses du projet ont répondu (de manière plus ou moins honnête) aux points remontés par les participant·es : rapport PPVE (pages 12 à 17).
NDLR : à gauche la/les problématique(s) soulevée(s), à droite la réponse apportée

Page 15 :

L’ambiguïté demeure concernant la qualification de cet axe. En effet le titre de l’avis était « CRÉATION D’UNE PISTE CYCLABLE SUR LES BERGES DE LA BASSE ARTIFICIALISÉES DANS LA TRAVERSÉE DE PERPIGNAN ». Le commentaire parle de « bidirectionnelle », sous-entendu de piste cyclable.
La largeur (3 mètres) leur « semble adaptée au contexte et aux flux projetés ». Avant de préciser que « le projet initial a évolué et s’apparente à ce jour à une promenade le long de la Basse et non exclusivement à une piste cyclable. ».
En l’état, ce serait donc plutôt une voie verte, qui permet légalement une cohabitation piéton-cycle, qu’une piste cyclable, qui est exclusivement réservée aux cycles.
Le Cerema, qui est cité, préconise ceci pour les pistes cyclables bidirectionnelles
« La largeur souhaitable d’une piste bidirectionnelle est de 3,5 m (3 m minimum). Si un flux cycliste très important est attendu, il est souhaitable de porter la largeur de piste cyclable bidirectionnelle à 4 m ».
Et cela pour les voies vertes : 
« Elle est à réserver aux cas où les densités d’usages cyclistes et/ou piétons envisagés sur l’axe à aménager sont modérées à faibles. Elle peut être également utilisée s’il est décidé d’abaisser ponctuellement le niveau de service offert aux cyclistes et aux piétons »
Source
La communication de la mairie est donc contradictoire : d’un côté on nous vend un axe structurant pour les cyclistes mais on admet finalement à demi-mot que ce sera plutôt pour de la balade et on adopte une largeur qui sera forcément insuffisante et donc conflictuelle.

Page 15 toujours :

– L’annonce d’horaires élargis est rassurante et pourrait effectivement permettre à la plupart des vélotafeur·ses d’emprunter cet axe pour leurs déplacements, tant le matin que le soir.
– « Cet itinéraire est en effet un axe urbain, pas uniquement dédié aux usagers vélos, mais devant offrir à tout public (dont familles) une ouverture magnifiée dans une section centrale de la ville. ». Il est donc confirmé qu’il ne peut s’agir d’une piste cyclable. On précisera que les familles aussi se déplacent à vélo, y compris pour leurs déplacements du quotidien.
– « Il sera également le point de liaison avec le futur parc relais à proximité du Palais des expositions. ». C’est une excellente idée, mais encore une fois ceci semble dessiner un axe structurant et pas seulement de balade.
Avec la récente interdiction des vélos et trottinettes sur le quai Vauban, la municipalité avait admis que dans ce secteur du centre-ville le flux piéton était trop important pour assurer une cohabitation confortable avec les cycles sur cet axe de 15 mètres de large, pourtant elle s’apprête à refaire la même erreur en proposant un itinéraire partagé dans un long couloir large de seulement 3 mètres ! 

Si l’objectif est de proposer une liaison cyclable efficace entre le Palmarium et la Têt, notre contre-proposition est beaucoup plus simple et moins coûteuse à mettre en place.

Compte-rendu de la réunion du 19/10/2023 avec la mairie de Perpignan

Points importants évoqués :
– Évolution et avancement de la piste cyclable le long de la Basse.
– Nouveautés parkings sécurisés et offre de vélos+trottinettes en libre-service.
– Jonction hôpital : aménagement de l’av. Velázquez.
– Avenir Jardins Saint-Jacques et jonction avec Canet.
– Demandes et relances diverses.

Télécharger le compte-rendu en PDF ci-dessous :

Contacter la mairie de Perpignan pour signaler un problème/ besoin 🚲

Application Perpignan Ma Ville

Dans cet article nous expliquons comment contacter la ville de Perpignan ; via son application officielle, disponible sous Android et iOS (Apple) pour smartphone et tablette,

  1. mais aussi directement par mail. ↩︎

1) L’application pour smartphone/tablette

Lancée en début d’année 2023, la nouvelle appli a été beaucoup améliorée dans sa partie signalements.
Un bouton « Contacter / Signaler » donne accès à un grand éventail de rubriques : « Contacter, Propreté, Circulation, Stationnement, Chaussée et trottoir, Pluvial, eau potable et eaux, Végétaux / Espaces Verts, Éclairage Public, Équipement urbain, Animaux / Insectes, Bornes incendies, Tranquillité publique » comportant elles-mêmes des sous rubriques.
Plusieurs d’entre elles concerneront le vélo 👍

Installer l’appli

Site officiel : https://appli.lumiplay.net/urlscheme/index.html?appId=7374

Lien direct smartphone (Android) : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.lumiplan.perpignan

Lien direct Apple iPhone/iPad (iOS) : https://apps.apple.com/fr/app/perpignan-la-rayonnante/id1671205907

4 étapes ensuite

  1. Ajouter une photo (depuis votre galerie ou la prendre en direct).
  2. Vérifier que l’adresse (complétée automatiquement à partir de votre position) est correcte, sinon placer le point au bon endroit sur la carte.
  3. Saisir la description de la demande / du signalement.
  4. La première fois, vos informations de contact vous seront demandées.
    Elle seront déjà complétées la fois suivante. Facultatif : si vous le souhaitez, vous pouvez autoriser la personne en charge à vous recontacter en cochant la case plus bas.

➡️ Un accusé réception reprenant votre demande vous sera envoyé automatiquement par mail.

➡️ Vous pourrez retrouver la liste et le détail de vos demandes en appuyant sur le bouton « Consulter mes signalements »

2) Par mail1

Écrire à doleances@mairie-perpignan.com ou cliquer sur ce modèle prérempli (restent à compléter l’objet et le corps du message).

➡️ Si ce n’est pas déjà fait, mettre contact@veloentet.fr en copie pour que nous puissions suivre l’avancée de votre demande.

➡️ Un accusé réception générique vous sera envoyé automatiquement (sans aucune information concernant la demande).

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Ciné-Débat avec le Film « Les roues de l’avenir »

Projection organisée par Vélo en Têt en présence des réalisateurs. Un moment d’échange est prévu après la projection, ainsi qu’un apéritif convivial offert par l’association 🥂

Date et heure : Samedi 16 septembre 2023, 19h00

Lieu : Cinéma « Le Castillet »

Entrée : 5€ / 🆓 Gratuite pour les adhérents de l’association (inutile de réserver vos places). 💡

Vous soutenez le développement du vélo dans le département et profitez du film en même temps 😁

Vélo en Têt Perpignan fête ses 20 ans ! Le programme du weekend 1-2 octobre 2022

Début 2002 naissait Vélo en Têt, qui allait devenir au fil des années la voix des usagers de la bicyclette du département des Pyrénées-Orientales (66).

Vingt ans plus tard, forte de ses actions régulières en faveur du vélo, notre association est devenue un acteur incontournable de par son expertise pratique et technique, travaillant avec les collectivités et défendant encore et toujours les intérêts des mobilités actives.

20 ans, ça se fête ! Nous avons donc décidé de faire les choses en grand (avec nos petits moyens) 😁
➡️ Tous.tes les cyclistes du Département, de la Région et d’ailleurs sont invités à nous rejoindre à Perpignan le week-end du 1-2 octobre 2022 ☀️

📝 Au programme du « véloversaire »…

Samedi 1er octobre 2022

Arrivée des cyclistes extra-départementaux et accueil dans leur lieu d’hébergement.
➡️ L’association propose un hébergement gratuit chez l’habitant sur demande : contact@veloentet.fr

17h : Vélorution « Pour des boulevards cyclables » – Rdv 16h45 Place de la Victoire ✊🏼
Itinéraire : https://www.komoot.fr/tour/917433744

18h : Début film « Together we cycle » au Cinéma Castillet (cinéma le plus ancien de France encore en activité) – Entrée gratuite 🎥
Suivi par la projection de notre Rétrospective « 20 ans d’actions ! » retraçant les évènements marquant l’histoire de l’association de sa création à aujourd’hui.
Moment d’échange entre les membres actifs et les spectateurs.

20h : Apéritif offert sur place par l’association 🍸

🎁 Souvenir : un autocollant collector spécial 20 ans sera offert à tou.te.s les participant.e.s :

Autocollant collector spécial 20 ans

Dimanche 2 octobre 2022

Balacyclettes 🚲

9h : Départ rando « gravel » sportive 50 km – Plusieurs points d’intérêt du département à découvrir 🤩
RDV devant le Palais des Congrès (itinéraire)

11h : Départ balacyclette familiale 6 km – RDV devant le Palais des Congrès (itinéraire)

12h : Pique-nique convivial (tiré du sac) à l’arrivée : les deux groupes se retrouvent au Parc des sports et loisirs de Bompas 🧺🥪🍷

🗣️ Merci de parler de l’évènement autour de vous et de diffuser l’affiche là où vous allez.
Plus on est de roues, plus on rit !
Lien de téléchargement :

Renseignements
Si possible : contact@veloentet.fr
Sinon : 06 33 67 97 00 🙏

Perpignan : « 220 km d’aménagements cyclables », le retour !

En découvrant la première édition au printemps 2021, annonçant dans un premier temps un spectaculaire « 220km de pistes cyclables », corrigé ensuite en « 220km d’aménagements cyclables », nous avions décidé de ne pas faire de tort à une campagne pro-vélo qui avait le mérite d’exister. Mais le contexte est différent aujourd’hui vu le virage « pro-moteur » engagé par la Ville de Perpignan avec des opérations/animations organisées toute l’année dans ce sens, avec pour apogée un festival auto-moto sur 3 jours remplaçant l’événement national Mai à vélo…

Nous expliquerons dans cet article pourquoi cette campagne fait grincer des dents les cyclistes (nous avons entendu vos doléances) et surtout est trompeuse pour les perpignanais et l’opinion publique.

Panneau 4×3 mètres de la campagne 2022

Panneau 4×3 mètres de la campagne 2022
Pour commencer, ce chiffre qui nous/vous a interloqués : « 220 km d’aménagements cyclables » ?!
Nous aimerions bien savoir quels types d’aménagements sont comptabilisés pour arriver à une longueur linéaire si impressionnante, mais malheureusement nous n’avons rien trouvé de clair sur le site de la mairie… Seulement cette page qui quand on l’analyse ne totalise que 78 km linéaires. On est loin du compte ! Sauf si la ville a pris le parti de gonfler ce chiffre en incluant les Zones 30km/h, qui représentent quand même 20% de la surface de la commune ?

Dans tous les cas, le mètre linéaire ne sert qu’à la surenchère politique : les cyclistes savent bien que ce n’est pas la longueur de la piste qui compte mais la manière dont on peut s’en servir 😏

Plus sérieusement, voici comment le Cerema, organisme public de référence, nous résume fort clairement la chose dans son récent article :
« Un réseau continu et maillé de pistes cyclables efficaces est une des composantes essentielles d’un territoire cyclable. Les pistes cyclables sont situées majoritairement le long des axes principaux du réseau viaire où une mixité des modes n’est généralement pas recommandée. Elles contribuent au développement de la pratique du vélo à condition de garantir un haut niveau de service à tous les usagers. ». Tout est dit…

Autant dire que ce n’est pas le cas à Perpignan qui est la cancre de sa catégorie à chaque Baromètre des Villes et Territoires Cyclables avec la note F indiquant un climat « Défavorable » à la pratique du vélo. Les points noirs, bien identifiés par les usagers à chaque édition, peinent à être résolus…

Capture baromètre vélo 2021

Capture baromètre vélo 2021
Si ce ne sont pas les jolis paysages qui manquent à la capitale nord-catalane, peut-être sont-ce les jolies pistes cyclables qui font défaut pour illustrer une telle campagne ? Car la photo « d’illustration » montrant un cycliste sur une piste cyclable avec en fond un joli coucher de soleil provient d’une banque d’images étrangère 😩

La photo originale provenant d’une banque d’images

La photo originale provenant d’une banque d’images
En plus pourquoi encore un sportif !? Nous pensions que le français du 21è siècle avait enfin compris que le vélo était un moyen de transport et pas juste une activité de loisir…

Enfin, le slogan « À vélo, vous respirez » tombe mal, alors que la borne Atmo Occitanie, installée l’an dernier sur le bd des Pyrénées vient justement de rendre son verdict (et il est mauvais) : les « concentrations […] dépassent les valeurs-limites pour la protection de la santé ». Encore une bonne raison de réduire la place de l’auto en ville…

Non, le décalage est trop grand entre ce qui est affiché partout (panneaux 4x3m, sucettes, magazine municipal, écrans info trafic, etc.) et la réalité sur le terrain. C’est ce qu’on appelle de la publicité mensongère et ça s’apparente dans le contexte climatique mondial à du greenwashing…

La réalité, c’est que malgré un contexte (climat, topographie, touristique, etc.) plus que favorable et un potentiel de transfert modal (voiture vers vélo) impressionnant dans la Métropole de Perpignan, les éventuels nouveaux cyclistes n’osent pas franchir le pas car ils ne se sentent pas en sécurité sur les aménagements proposés, qui manquent clairement de cohérence et surtout de continuité !

Pour conclure : promouvoir le vélo c’est bien, mais mieux vaut commencer par avoir un réseau cyclable attractif en privilégiant la qualité plutôt que la quantité.
Nous regrettons encore une fois de ne pas avoir été associés à cette nouvelle campagne de promotion du vélo qui arrive de façon maladroite et avec un mauvais timing…

Mai à vélo… juin en auto

Mai à vélo est un événement national destiné à promouvoir la pratique du vélo.
Un mode de transport à la fois ancien et on ne peut plus actuel, qui offre la liberté de se mouvoir simplement, rapidement et gratuitement, de ne pas générer de CO2 ni de particules fines, de s’émanciper du pétrole, de retrouver l’usage de son corps, etc.

Mai à vélo est soutenu par l’État français et de nombreuses autres entités

Mai à vélo est soutenu par l’État français et de nombreuses autres entités

ℹ️ S’il existait des leviers de frein pour diminuer les effets des changements climatiques dans les années à venir, le premier à actionner serait celui des transports, qui représente plus du tiers des gaz à effet de serre nationaux. Dans cette catégorie, la voiture individuelle pollue plus que tous les autres modes de transport réunis et devrait donc être au centre des préoccupations des collectivités.
Afin de mesurer localement les enjeux autour du transfert modal (voiture vers vélo), il faut se rendre compte que dans la Métropole de Perpignan, la distance moyenne d’un déplacement n’est que de 5,4 km, et que 84% des déplacements quotidiens font moins de 10 km !

➡️ Cet incroyable potentiel a été compris par certains de nos politiques et de nos techniciens qui œuvrent au développement et à la mise en place d’un réseau cyclable utilisable par tous au quotidien et durant nos loisirs.

Pourtant, à Perpignan, le village des mobilités douces proposé par Vélo en Têt en début d’année et prévu depuis plusieurs mois par la mairie le 14 mai dans le cadre de ce mois du vélo, a été annulé au profit d’un événement sur trois jours (3-4-5 juin), intitulé Roue Libre dont la description du site officiel : « Roue libre évènement automobile et motos Perpignan »  annonce déjà la couleur…


Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit malheureusement d’un festival de la voiture, porté par l’Automobile Club du Roussillon (ACR) et l’ex-CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) dont les missions sont claires : « défendre les intérêts des entreprises de la distribution et des services de l’automobile en France.».

Si pour les spécialistes le sujet des mobilités (au pluriel) a beaucoup de sens quand on analyse les besoins des usagers qui bien souvent combinent la marche avec les transports en commun à l’échelle d’une ville ou d’une agglo, ou bien le vélo et le train à l’échelle départementale, régionale, nationale ou européenne, un coup d’œil au programme de l’évènement permet de se rendre compte rapidement que les animations proposées sur ces trois jours ne tournent qu’autour de l’automobile en jouant sur la nostalgie qui y est associée et laissent littéralement de côté le vélo et la trottinette. La marche, le bus, le train et les PMR ont tout simplement été oubliés et ne figurent pas au programme.

Notre version modifiée de la plaquette de l’évènement

L’automobile, qui occupe plus de 50 % de l’espace public de nos villes et villages, qui mobilise presque 2 tonnes de matériaux divers pour déplacer le plus souvent une seule personne dans ses deux fois 5 km quotidiens, cette automobile pouvant atteindre des vitesses supérieures à 150 km/h pour ne se déplacer en moyenne maximale qu’à 35 km/h dans les territoires peu denses et encore moins vite en agglomération, a selon nous suffisamment de visibilité tout au long de l’année avec par exemple la Nuit des Longs Capots qui se tenait fin mars, mais la liste est longue…

Il est très inquiétant au vu des enjeux environnementaux actuels que rien ne soit proposé de sérieux pour mettre en valeur la petite reine dont nous connaissons le potentiel sur les courtes et moyennes distances, alors que les mêmes animations auraient été facilement transposables à la bicyclette…

Symboliquement, le fait de donner autant de présence à l’automobile au centre-ville nous semble être un mauvais signal envoyé par la mairie qui se positionne à contre-courant de la tendance (inter)nationale : réduire la place des véhicules motorisés en ville.
Tout comme le CNPA qui s’est auto-renommé « Mobilians » en début d’année (sans doute pour mieux faire passer la pilule), nous regrettons que notre commune tombe dans le piège du « greenwashing » avec cet évènement, qui de manière trompeuse laisse croire à un traitement exhaustif et chronologique de l’ensemble des mobilités (« La mobilité à travers le temps » indique le sous-titre), alors qu’il ne s’agit que de fêter en grande pompe les 100 ans d’une association automobile au détriment des mobilités douces.

Alors que partout ailleurs en France le mois de mai sera la fête du vélo, il est effarant que Perpignan l’anachronique dénote autant en juin avec la fête de l’auto !

Des nouvelles du projet Es Tet…

À Perpignan, la portion de 1,2 km entre l’usine Roussillon Enrobés / Lafarge Bétons et l’av. Torcatis est terminée (photos ci-dessous). Une véloroute en enrobé clair a été réalisée le long de la Têt, permettant une meilleure accessibilité aux piétons et cycles, même après un épisode pluvieux 🙂

  

Cet aménagement est en cours de prolongement dans le contrebas de l’avenue Torcatis puis de l’av. du Parc des Expositions y compris le long du grand parking.

Dans la continuité, la piste cyclable existante accédant à Bompas est en cours de rénovation (élargissement, sécurisation, reprise de l’enrobé).
Toute cette portion de 4,4 km allant de l’amont de l’av. Torcatis à l’entrée de Bompas étant actuellement en chantier, elle est inaccessible au public.
À notre connaissance, aucun itinéraire de contournement sécurisé n’a pour l’instant été proposé par le maître d’œuvre Perpignan Méditerranée Métropole.

De notre côté, nous espérons que la traversée du rond-point de la clinique St Pierre / bd Michelet soit traitée cette année afin de donner du sens aux récentes réalisations le long de la Basse, chemin du Foulon, et de l’autre côté direction St Estève. En effet il est actuellement impossible de rallier St Assiscle et le secteur Clodion-Torcatis de manière sécurisée. La nouvelle rocade Ouest a oublié les vélos et le seul aménagement disponible (réalisé fin 2020) par le CD66 pour traverser la Têt dans ce secteur est (in)accessible depuis l’aire de covoiturage de St Assiscle, située entre l’av. de la Massane, et l’av. de Prades, toutes les deux très hostiles au vélo faute d’aménagement sécurisé et vu l’intense trafic automobile…

Un piéton/cycle arrivé au bout de la piste cyclable des berges de la Basse qui espérerait traverser la Têt pour se rendre à St Estève ou pour se balader le long de la rive gauche est actuellement obligé de faire un détour entre 2 et 4,5 km (suivant le mode de transport) pour traverser le fleuve perpignanais ! En effet, l’avenue de Prades est un terrain hostile aux cycles faute d’aménagement sécurisé et vu l’important trafic automobile…

Baromètre vélo 2021 pour les P-O

Communiqué de presse : Analyse des résultats du Baromètre vélo 2021 pour les Pyrénées-Orientales.

L’association Vélo en Têt se félicite de la grande participation pour cette troisième édition :
17 communes qualifiées, contre une seule (Perpignan) lors du précédent Baromètre (2019) !

Cela confirme l’engouement pour le vélo et les autres déplacements actifs ces dernières années et la demande croissante d’aménagements de qualité par les usagers.
Grâce à cette mobilisation nous bénéficions cette année de résultats plus représentatifs et permettant une analyse plus fine pour chaque commune.

Analyse des données départementales remontées sur la carte
(points positionnés lors des réponses au questionnaire)

  • Points rouges : priorités
    Nous constatons sans surprise que les points à améliorer sont majoritairement situés sur les artères urbaines ou intercommunales, et particulièrement concentrés sur les intersections, point faible récurrent en matière de sécurité. Cela illustre par exemple le paradoxe perpignanais : 220km d’équipements cyclables annoncés mais un ensemble peu sécurisé et régulièrement interrompu aux intersections. Cela est problématique car la sécurité est le premier critère bloquant, remonté par les usagers souhaitant se mettre en selle.
  • Points verts : progrès
    Logiquement, les points sont positionnés sur les zones où ont été réalisés récemment des aménagements cyclables ou des travaux visant à l’apaisement de la circulation.
  • Points bleus : stationnement
    Les signalements de besoins en stationnement vélo sont concentrés sur les centres urbains, qui ont de nombreux commerces de proximité, et sur les zones de loisirs (bord de mer, plans d’eau, parcs, culture, sport, etc.).

Résultats de l’appréciation des communes

Les villes du littoral, à l’instar de Le Barcarès (4.08 / Favorable), ont bien saisi le potentiel touristique autour de la pratique du vélo et proposent depuis plusieurs années déjà un réseau relativement étoffé sur les principaux axes de la côte, desservant les campings et villages vacances.
Si quelques villes de la couronne perpignanaise comme Toulouges (4.03 / Favorable), Canohès (3.72 / Plutôt favorable), Bompas (3.56 / Plutôt favorable), Le Soler (3.53 / Plutôt favorable), s’en tirent bien ou honorablement.

Ce n’est malheureusement pas le cas de la capitale nord-catalane Perpignan (notée 2.49 / avis Défavorable), qui arrive bien loin derrière les autres villes de sa catégorie comme Bordeaux (3.40) ou Grenoble (4.21), premier de sa catégorie.
C’est regrettable car la métropole et capitale du département joue un rôle central (géographique, statistique et politique) et devrait rayonner par le nombre, la qualité et la continuité de ses infrastructures en proposant un réseau cyclable efficace raccordé à ses villes limitrophes, à la hauteur des dizaines de milliers de déplacements journaliers convergeant vers elle (cf. comptages routiers CD66 2019).
La sous-préfecture et ville de Jean Castex, Prades (2.17 / Très défavorable) arrive quant à elle dernière du classement départemental.

Les autres villes non citées ci-dessus comme Thuir, St Estève, Céret, Rivesaltes ou Elne sont des villes importantes du département (+-10 000 habitants) mais qui malgré leur potentiel cyclable proposent, selon les usagers, un climat peu favorable voire défavorable à l’usage des mobilités actives.

Conclusions

Nous demandons aux collectivités (département, communautés de communes, communes) d’exploiter les données remontées dans ce baromètre, reflet direct des attentes des usagers, afin d’améliorer leurs conditions de circulation et de stationnement.
L’association Vélo en Têt se tient à disposition afin d’apporter son expertise technique et d’usagers, comme elle le fait depuis 20 ans déjà.