Municipales 2026 : quel niveau d’engagement pour les listes candidates sur les mobilités actives ?

Mardi 25 février nous avons envoyé à toutes les listes candidates aux élections municipales, un questionnaire « mobilités actives » afin de permettre à chacune d’entre elles de se positionner sur des mesures clés rangées dans les 5 thématiques suivantes :
– Organisation de la mairie ;
– Projets structurants ;
– Apaisement de la circulation ;
– Voirie ;
– Stationnement ;
Et pour les perpignanais·es de connaître l’engagement de chaque liste sur cette thématique grâce à un comparatif clair et facilement lisible.

Méthodologie
Nous avons pour chaque réponse évalué le degré d’engagement sous forme d’émoticônes colorés :
Rouge = Engagement nul
Orange = Engagement faible
Jaune = Engagement moyen
Vert = Engagement fort
Gris = Réponse inexploitable

N.B.1 : Le dernier jour pour répondre était ce mardi 10 mars.
N.B.2 : Toutes les listes nous ont répondu à l’exception de « Continuons ensemble » portée par M. Louis Aliot.
N.B.3 : La liste « Lutte Ouvrière – Le camp des travailleurs » portée par Mme Pascale Advenard a eu la politesse de nous répondre de manière générale… sans répondre au questionnaire. Nous n’avons donc pas pu évaluer le degré d’engagement de cette liste.

Consultez notre comparatif : 

Questionnaires complétés (par ordre de réception) :

Réponse par mail de la liste Lutte Ouvrière-Le camp des travailleurs :
Bonjour,

J'ai lu avec intérêt votre questionnaire sur la politique cyclable.

Je n'ai bien sûr rien contre des dispositifs destinés à faciliter et favoriser la circulation des vélos et des personnes à mobilités réduites, bien au contraire.

Mais je dois vous préciser qu'à Lutte Ouvrière nous ne sommes pas de ceux qui font des promesses électorales, pour, comme c'est souvent le cas avec les politiciens, les oublier ensuite.

Aussi je préfère par honnêteté ne pas donner suite à votre questionnaire OUI/NON, d'autant que je ne serai pas élue maire.

Mais surtout, dans ce domaine comme dans bien d'autres, nous refusons de laisser croire que les problèmes pourraient être réglés par les municipalités, surtout dans un contexte de baisse de dotations de l'état pour les collectivités.

Nous disons que l'obtention d'avancées passera par les mobilisations de la population, dans le domaine de la « mobilité » comme dans tous les domaines ayant trait aux conditions et au niveau de vie de la population (revenu, emploi, logement...)

Les travailleurs doivent prendre leur sort en main, ne compter que sur eux-mêmes, sur leur force et leur organisation, et ne peuvent pas faire confiance aux politiciens professionnels qui tentent de leur faire croire que leurs problèmes peuvent être réglés par les élections.

Des élus Lutte Ouvrière mettraient par contre en œuvre tout ce que les prérogatives d'un élu permettent de faire pour faciliter cette organisation et cette mobilisation, mais aussi pour avertir que dans un contexte où tous les budgets finançant ce qui est utile à la population sont en chute libre, la population devra engager un bras de fer contre l'État et ses choix budgétaires actuels, qui consistent à arroser les grandes entreprises de milliards de cadeaux et à financer de plus en plus la marche à la guerre dans laquelle nous entraîne le capitalisme.

J'ajouterai que vue la flambée spéculative des cours des carburants liée aux guerres qui se généralisent, il est à redouter que bien des travailleurs soient contraints dans les temps qui viennent à renoncer - sans l'avoir choisi et sans en tirer profit pour leur santé - de se déplacer avec leur voiture. Mais ce n'est pas ce que nous appelons un progrès.

Cordialement

Pour la liste Lutte Ouvrière – Le camp des travailleuses

Perpignan : nos enfants pourront-ils stationner un jour leurs vélos / trottinettes à l’école ?

La Ville de Perpignan va-t-elle prendre de bonnes résolutions pour cette année 2021 et offrir aux (petit.e.s) perpignanais.es les infrastructures qu’ils/elles méritent ?

Nous en parlions début novembre : les écolier.e.s perpignanais.es n’ont toujours pas de trajets sécurisés pour se rendre à vélo ou trottinette à l’école, ni de stationnements pour garer leur petit véhicule. Pourtant ils sont toujours aussi nombreux à plébisciter ce moyen de transport malgré le froid et/ou la pluie !
À quand un plan municipal de circulation sécurisant les abords d’écoles ? Cela se fait déjà partout en France (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Rouen, etc.) !

Alors qu’ailleurs les collectivités installent des stationnements vélo, financés à 60% par le programme Alvéole, la ville de Perpignan ne propose toujours pas de parkings couverts dans les lieux accueillant du public, comme les écoles ! Il suffit de suivre le compte Twitter d’Alvéole CEE pour voir des exemples quotidiens de nouvelles réalisations dans d’autre communes, comme récemment dans deux écoles de Loire-Atlantique : https://mobile.twitter.com/alveoleCEE/status/1346023815701123073.
À quand un parking vélo pour nos enfants dans chaque école municipale, comme c’est déjà le cas dans grand nombre de collèges/lycées du département ?

Nous proposons une rencontre à nos élus afin d’établir ensemble des objectifs visant à permettre une circulation et un stationnement sécurisés pour les enfants de primaire de la ville.

Afin de répondre aux demandes des parents et enfants, une école de Perpignan a installé une, puis deux, puis trois ; aujourd’hui il y a quatre palettes en bois et c’est encore insuffisant !
Si un test zéro budget donne des résultats aussi spectaculaires, peut-on espérer de vrais stationnements (couverts et fonctionnels) ? En tout cas là demande est bien là…

Chaque jour la galère

Vous êtes nombreux à souffrir du manque de stationnement vélo corrects. Et nous ne pouvons pas écrire à chaque commerce, à chaque lieu public, à chaque établissement scolaire, pour réclamer des arceaux à vélos.

En revanche, vous pouvez tous facilement le faire… Il faut environ cinq minutes :

  • imprimez le courrier modèle ci-joint,
  • apposez votre signature, et le titre du destinataire,
  • postez-le ou déposez-le là où il faut.

Si possible, demandez carrément à rencontrer le responsable de l’établissement où vous adressez votre demande. Cette démarche sera toujours beaucoup plus efficace. Ce courrier peut constituer un premier pas, et vous permettre au minimum de laisser une trace écrite de votre demande.

Attention, refusez toujours les râteliers à vélos qui sont inutilisables à notre avis (pas de stabilité du vélo, voilage de la roue, pincement, pas de possibilité d’attache du cadre, etc… ). Affirmez votre préférence pour les arceaux. Évoquez la possibilité de les faire financer par la ville de Perpignan…