Transformer la circulation sur les boulevards pour transformer la ville – La proposition de Vélo en Têt

impact de différents modes de transport pour 25 personnes

Le constat : Perpignan est asphyxiée par les voitures, on y circule trop bien !

35 000 véhicules par jour transitent sur le pont Arago à l’entrée de la ville.  Autant que sur l’autoroute A9 !

Partant de cette entrée de ville, les boulevards constituent une autoroute en ville, une véritable coupure urbaine et la principale source de pollution en ville :
– une place Catalogne intraversable pour les piétons et cyclistes,
– 30 000 véhicules par jour sur le boulevard des Pyrénées, avec une vitesse souvent supérieure à la limite de 50 km/heure,
– des embouteillages aux carrefours à chaque sortie d’école/travail, avec des automobilistes souvent agressifs,
– des bus coincés dans la circulation, ce qui les rend peu efficaces et donc peu attractifs.

Les différentes autorités publiques (mairie, communauté urbaine, Conseil départemental, évoquent la réalisation de la rocade comme solution à ces maux. Or l’ouverture du second tronçon de la rocade n’a que peu modifié la situation, car de l’aveu même du Conseil Départemental, en l’absence de frein mis à la traversée de Perpignan par les boulevards, les automobilistes continuent de les emprunter.

Face à ce constat dressé depuis le premier plan de déplacement urbain de 2010, rien n’a bougé. Le projet de rénovation de l’entrée de ville (Cours Escarguel et Pont Arago) un temps envisagé par l’actuelle municipalité ne sera pas réalisé sur cette mandature… Le projet de passage de l’ensemble de la ville en zone 30, une très bonne nouvelle, ne concernerait pas les boulevards … chercher l’erreur !

Pourtant il est possible de changer la ville ! Vélo en Têt s’attaque aux boulevards

Au cours d’une série d’ateliers entre ses membres, usagers de la ville et bien sûr de la bicyclette, Vélo en Têt a dessiné une évolution tout à fait réaliste de la circulation sur les boulevards de Perpignan, permettant de limiter le trafic et la pollution, libérant la place pour une desserte pratique par les transports en commun, la circulation à vélo et à pied, et permettant d’effacer la coupure entre le centre-ville et les quartiers adjacents.

proposition plan de circulation boulevards vélo en têt

Nos partis-pris sont simples :

  • Une circulation apaisée : une limitation de la vitesse à 30 km/heure sur l’ensemble de la ville, le déploiement de zones piétonnes dans le centre de la ville et de zones de rencontre (20 km/heure avec priorité aux piétons et vélos) dans toutes les zones qui n’ont pas vocation à être accédées en dehors de leurs habitants et leurs commerces ;
  • Des voies dédiées au transport en commun sur les boulevards, permettant d’accueillir les axes rapides Nord/Sud et Est/Ouest en site propre, et de traverser rapidement le centre pour toutes les lignes. Les pôles d’échange entre lignes sont implantés Place Catalogne et à la gare, en dehors de l’hyper-centre qui doit être rendu aux piétons (seule la navette faisant la desserte interne au centre circule à l’intérieur du ‘médaillon’) ;
  • Une intraversabilité du centre-ville (proposée et défendue de longue date par notre association) et plus largement des quartiers d’habitation, pour les rendre à leurs habitants : l’accès en voiture est réservé aux riverains, aux livraisons, aux usagers des parkings. Les plans de circulations font en sorte que les automobilistes rentrent et sortent de la zone de résidence considérée du même ‘côté’ du centre ;
  • Des liaisons cyclables sécurisées et continues pour traverser les quartiers et connecter les quartiers entre eux.

Partant de là, la conclusion s’impose rapidement. Sur les quatre voies des boulevards Escarguel/Pyrénées/ Mercader aujourd’hui dédiées à la voiture :
– deux doivent être le support du transport en commun dans les deux sens pour une irrigation de la ville et un transit Nord-Sud,
– une doit servir au déplacement à vélo dans les deux sens.
– Il ne reste qu’une voie pour les voitures, donc sens unique !

La mise en sens unique pour les voitures sur une seule voie de l’ensemble des boulevards entourant le centre-ville (ou ‘rondas’), évoquée de longue date, permet de repousser le trafic de transit sur la rocade et de déployer les transports alternatifs, tout en permettant aux automobilistes actuels qui ont quelque chose à faire en ville (RDV administratifs ou médicaux, etc.) d’y accéder.

En conséquence, fini les bouchons ou la vitesse selon les heures, l’agressivité qui va avec, et le centre de la ville est enfin relié, par des artères apaisées – urbaines ! -, à ses quartiers adjacents. Au-delà des boulevards, le pont Arago devenu urbain peut enfin faire la couture entre la ville historique et le Vernet, plutôt que de dresser une frontière infranchissable.

Karl Jilg – Espace cédé à la voiture
©Karl Jilg

 

Les conséquences globales de la fin du transit automobile en ville

Tout d’abord, le centre-ville est rendu à ses habitants et visiteurs et le ‘tourisme automobile’ est donc banni. Notamment, la circulation automobile sur le boulevard Clémenceau et l’avenue de la Gare, devenus zones de rencontre, est réservée aux riverains, services publics, livraisons et bien sûr bus et pistes cyclables.

Imaginons la respiration et l’épanouissement des commerces de proximité, des terrasses, soustraits aux flux incessants de la circulation, et la tranquillité des piétons et cyclistes, aujourd’hui sans arrêt sur leurs gardes dans le flot automobile (agressif). Pour les habitants hors centre-ville mais usagers de la ville, des parkings relais au Nord/Sud/Ouest/Est de la ville, sur les deux axes structurants de transport en commun, gratuits avec le ticket ou l’abonnement de bus, permettent de se rendre en moins de 10 minutes à la gare ou au centre-ville.

Ensuite, chaque traversée des boulevards est à repenser pour relier le centre aux autres quartiers. Vélo en Têt a fait l’exercice pour la rue Foch, du carrefour St Martin au Conservatoire, aujourd’hui une rue coupée en deux par le boulevard : la portion de la rue Foch côté St Martin sera rendu piétonne, devenant un véritable carrefour de centre-ville. En conséquence, le plan de circulation sera revu sur le quartier, et l’avenue Julien Panchot qui dessert le carrefour St Martin sera mise en sens unique sur sa dernière portion. L’avenue du Lycée, aujourd’hui encombrée de voitures à l’entrée du lycée Arago comme au pied de l’école maternelle Jules Ferry, deviendra apaisée en réorganisant la place des cheminements piétons et vélos, de la voie bus et de la circulation ainsi que le stationnement automobile.

En conclusion, en partant de cette réorganisation de la circulation sur les boulevards, l’ensemble des liaisons quartiers/centre peuvent être repensés, en se basant sur les deux principes suivants :

  • Priorité aux vélos et bus sur les axes principaux
  • Desserte de chaque ilot résidentiel avec une circulation qui empêche leur traversabilité.

Ces partis pris conduisent à donner de la place aux aménagements cyclables et aux transports en commun, offrant ainsi une alternative aux déplacements motorisés aujourd’hui prépondérants, mais aussi à rendre vivable les quartiers de la ville, et donc rendre la ville plus attractive.

voitures individuelles espace modes restants
©Fabian Todorovic Karmelic

C’est faisable … rapidement et à moindre frais !

Le plus incroyable dans cette proposition, c’est qu’une telle réorganisation peut être mise en œuvre  très rapidement et à moindre frais, par simple modification de la signalisation verticale et au sol, c’est-à-dire du plan de circulation. Les boulevards sont larges, l’espace est disponible, il suffit de l’attribuer différemment, pas besoin de reprendre la voirie des boulevards de façade à façade pour des dizaines de millions d’euros !

Des pictogrammes ‘Voies réservées’, des pistes cyclables à la mode ‘coronapistes’ (voir notre proposition faite en 2020) peuvent faire l’affaire en attendant des travaux plus lourds (et étalés dans le temps) de réorganisation des carrefours et de reprises de voirie, notamment l’élargissement des trottoirs.

Travaux de l’avenue Camus : nous n’avons rien lâché et votre mobilisation a payé !

Enfin ! Travaux de l’avenue Albert Camus : nous n’avons rien lâché et votre mobilisation a payé !

Il est temps de remercier la Division Mobilité et Déplacements de la Ville de Perpignan et notre élu à la mobilité, David Tranchecoste, pour leur écoute et leur pugnacité qui ont permis d’éviter le pire sur cet axe important.
Il n’est pas idéal, mais au moins le cheminement cyclable est maintenant continu et les intersections mieux sécurisées.
Nous ne cessons de le dire : la concertation et le dialogue avant la réalisation des projets sont la clé d’un aménagement réussi. Espérons que cette coopération se poursuive et que notre expertise d’usagers (et plus) continue d’être entendue…

Plan retouché des travaux de réfection de l'avenue Camus 29/01/2021

Attention, nous avons également fait des recommandations pour les travaux d’extension du parc St Vicens, qui pour mémoire avaient rasé la portion de piste cyclable entre la place Bauby et la station service au profit d’un parking voiture.
Faute d’obtenir le retour de la piste cyclable, nous avons demandé la mise en place d’une Zone de rencontre sur la chaussée du parking, la réalisation de trottoirs traversants en entrée, milieu et sortie du parking, et une signalisation permettant de sécuriser la circulation des usagers non motorisés.
=> Cette proposition étant toujours à l’étude, nous vous encourageons à continuer à partager et faire signer la pétition que nous avons lancé fin octobre : http://chng.it/fZhjTvRWsM

Enfin, nous serons vigilants que le carrefour de la place Bauby, en bordure de la nouvelle partie du parc, et recoupant 5 axes (dont Mermoz et Gilles), soit traité correctement afin de garantir la sécurité de nos usagers.
Il constitue pour l’instant un point noir et une discontinuité importante pour les quartiers Est de la ville.

Ci-contre le plan PDF de l’avenue Camus retouché (la piste cyclable en orange) :

Basse : pour un projet 100% cyclable !

Le projet d’aménagement d’un cheminement cyclable le long de la Basse fait couler beaucoup d’encre. Vélo en Têt s’est prononcée plutôt favorablement sur le principe, parce que l’association propose depuis longtemps de s’appuyer sur les chemins de l’eau pour relier les quartiers de la ville entre eux par des liaisons sécurisées et directes, donc rapides : ce sont en effet trois conditions essentielles pour passer de ‘quelques cyclistes’ convaincus à une pratique plus répandue du vélo comme moyen de déplacement en ville.

Nous étions cependant restés prudents, attendant de voir le projet concret pour se prononcer définitivement, notamment sur l’enjeu d’avoir des connexions vraiment cyclables entre le haut et le bas des quais et sur l’intégration paysagère. En ce début d’année 2021, le projet se précise suite à la publication du marché de maîtrise d’œuvre par la mairie de Perpignan. Ce dernier propose « une liaison douce pour piétons et vélos dans un cadre naturel préservé », de la rue Courteline à la Têt. Bien que cet aménagement se positionne comme promoteur des mobilités douces, ses modalités d’accès (escaliers en plusieurs points) sont contraignantes/bloquantes pour plusieurs catégories de ces mobilités (vélos+remorques, vélos cargos, tricycles, vélo couché, hand bike, vélo+siège enfant, etc.). Un budget prévisionnel de 1,5 M€ a été annoncé en fin d’année, et le planning de réalisation, du fait des contraintes techniques et réglementaires, prévoit une livraison courant 2024.

Nous ne pouvons en tant qu’association visant à généraliser l’usage du vélo au quotidien, approuver cette réalisation comme seule voie cyclable pour traverser le centre, du Nord-Est au Sud-Ouest, de la Têt à St Charles, d’autant moins si l’horizon de réalisation est 2024.

Après analyse, réflexions et débat, notre choix s’est porté sur le passage par les quais (voir carte) :

Il consiste en une piste cyclable bidirectionnelle aménagée sur les quais de Hanovre et Nobel, depuis le débouché au niveau de la rue Courteline des cheminements cyclables le long des Jardins de la Basse (rive gauche pour l’existant, rive droite avec les travaux en cours). Les quais seraient passés en sens unique pour les voitures, leur largeur permettant de conserver une rangée de stationnement (avec une implantation sur la coupe de la voirie de type trottoir/voie voiture/stationnement/piste/trottoir, pour garantir une meilleure sécurité de la circulation à vélo).

Cette piste déboucherait sur le cours Lazare Escarguel au niveau du feu en haut du quai Nobel, où une signalisation horizontale parallèle au passage piéton permettra une traversée sécurisée au feu vert. En face, l’aménagement se poursuivra sur le quai Pierre Bourdan, pour desservir le centre ville au niveau du pont de Guerre (à gauche par la rue de Sully vers le boulevard Clemenceau, à droite par le pont vers St Matthieu et la place Arago) : débouchant au cœur de la zone 30 du centre ville, il n’y a pas besoin d’aménagements cyclables dédiés (même si des améliorations au croisement rue de Sully et place Jean Payra sont nécessaires pour une traversée sécurisée en vélo, ce qui pourrait utilement compléter le projet).

Plusieurs raisons militent pour cet aménagement cyclable en haut des quais :

  • accessibilité de l’aménagement (en tous points sans difficulté !) ;
  • interconnexion plus facile avec le reste du réseau ;
  • pas d’exclusion de certaines catégories de cyclistes (remorques, biporteurs, triporteurs, etc.) ;
  • circulation 24h/24 (le cheminement sur berges serait potentiellement fermé la nuit) ;
  • réduction de la pression automobile sur les quais et de la place de la voiture en ville ;
  • budget réduit (permettant éventuellement d’améliorer certains points noirs sur le parcours) ;
  • réalisation beaucoup plus rapide que le projet sur les berges car moins technique et non contraint réglementairement.

Entre la formalisation de notre projet, qui prévoyait également une reprise de la passerelle béton du lycée beaucoup trop étroite pour son usage actuel, et la rédaction de cet article, la mairie a engagé l’aménagement paysager du square ‘Jeantet Violet’ ainsi que la réalisation d’une nouvelle passerelle au dessus de la Basse. Le quai Pierre Bourdan étant partiellement ‘avalé’ par l’extension du square, des cheminements cyclables doivent être prévus pour sa traversée comme dans la conception de la passerelle, afin d’éviter les interactions anarchiques piétons/vélo dans ces espaces (évitons de reproduire les erreurs réalisées sur la passerelle de la Têt et les berges de la Têt).

Une vision globale doit être développée pour les circulations à pied et à vélo pour ‘recoudre la ville’ au niveau des boulevards, véritable autoroute urbaine. La concordance de ces projets et réflexions d’aménagement est une opportunité pour s’attaquer à ce point noir de notre ville.

Si la volonté de la municipalité est de promouvoir l’usage du vélo, le passage sur les quais est une meilleure option, plus structurante et moins onéreuse. L’aménagement projeté des berges de la Basse ne répond pas aux énormes enjeux de transfert modal et de santé publique sur lesquels Perpignan a énormément de retard à rattraper. Soyons ambitieux sur la politique vélo, pensons schéma cyclable et praticité !

Chantier d’extension du parc Sant Vicens : pas de déviation pour les vélos !

Il y a bien une/des oreille/s qui nous écoutent à la Ville de Perpignan et une/des bouche/s qui ont donné des instructions suite à notre publication du 28 novembre au sujet des travaux d’extension du parc Sant Vicens : https://www.facebook.com/VeloEnTet/posts/3422907047821898

C’est une très bonne nouvelle, après de nombreuses années de communication compliquée avec les élus de la ville…

Un panneau prenant en compte le vélo comme usager normal de la voie publique lors de travaux ou maintenances (au même titre que le piéton ou la voiture) est un signe fort et nécessaire de la part de toutes les collectivités. Il convient donc de remercier la ville pour ce premier pas symbolique.

Afin que celui-ci devienne un acte concret et pratique, nous attendons sur ce chantier (et sur les prochains) à avoir de vraies déviations (un panneau n’est pas une déviation), proposant un itinéraire bis sécurisé, car les cyclistes sont vulnérables, au même titre que les piétons et méritent cette prise en compte !

En photo 1, la déviation proposée, qui commence malheureusement dans l’illégalité sur un passage piéton surprise débouchant sur un trottoir sans abaissement crying. Toujours pas d’alternative sécurisée à l’étroit trottoir, sur lequel nous dérangeons (à juste titre) les piétons.

De l’autre côté du chantier (photo 2), un panneau également mais pas plus d’options pour les vélos qu’un passage piéton et un trottoir à emprunter…

Au niveau du carrefour (photo 3), des panneaux pour les piétons uniquement. Nous espérons que ce denier sera traité comme il se doit au niveau de la circulation des vélos, vu le budget en jeu (2,2 M€ cf photo 4).

Nous terminons sur une note positive (photo 5): des panneaux d’information installés en entrée de ville diffusent entre autres, des messages liés à la sécurité des cyclistes. Merci !

Avenue Albert Camus : encore un aménagement illégal et absurde !

Après les désastreux aménagements du bd Briand, de l’av. Torcatis ou encore de l’av. Joffre (pour n’en citer que quelques uns), voici le retour des cheminements sans queue ni tête qui font passer les cyclistes sur le trottoir au détriment de ses usagers légitimes (piéton, poussette, fauteuil, trottinette), puis traverser des routes sur les passages piétons, plaçant encore une fois le vélocipédiste dans l’illégalité. Le bilan sera le même que pour les exemples sus-cités : un gaspillage de temps et d’argent pour ne pas gagner (et même perdre) de la sécurité pour le cycliste, et perdre assurément de l’efficacité puisque la bande cyclable, si elle a l’inconvénient de mettre le vélo au contact de la circulation automobile, a au moins l’avantage d’être directe car elle suit le circuit voiture, pensé, lui, pour être direct et rapide.

Plus d’explications dans le courrier recommandé envoyé par Vélo en Têt à la mairie le 15/10/2020 :

Monsieur Le Maire, Bien que vous ne soyez pas à l’origine de ces aménagements, nous tenons à vous alerter sur les travaux en cours afin d’éviter une perte de temps, d’argent et de non respect de la législation en cours. En effet, comme le prévoit la législation actuelle, les travaux importants de voirie obligent à la création d’itinéraires cyclables (Code de l’environnement art. L228-2) Cependant, le code de la route stipule qu’un trottoir ne peut être assimilé à une piste cyclable (Code de la route Art. R412-34), qu’une piste cyclable est une chaussée réservée aux cycles, qu’une voie verte est une route réservée à la circulation de véhicules non motorisés et de piétons (Code de la route Art. R110-2). L’arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret N°2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics stipule encore pour les trottoirs : La largeur minimale du cheminement est de 1,40m libre de mobilier ou de tout autre obstacle. Cette largeur peut être réduite à 1,20 en l’absence de mur ou d’obstacle de part et d’autre du cheminement. Les plans d’aménagements à notre disposition issus de la consultation pour la réalisation des travaux montrent : • que les pictogrammes « vélo » sont situés sur le trottoir, • que les bandes podotactiles sont situés sur ce qui est mentionné comme piste cyclable et qui ne peut être défini comme tel, • que la largeur disponible de part et d’autre de cette prétendue piste cyclable sont inférieurs à 1,40 m et non dénués d’obstacles (arbres) donc non utilisables en tant que trottoir, • que les passages piétons en prolongement de cette prétendue piste cyclable ne peuvent être utilisés par des cyclistes mais uniquement par des piétons. En raison de quoi, nous vous demandons de revoir les aménagements conformément à la législation, c’est à dire : • avec une piste ou bande cyclable au niveau de la chaussée ou séparée du trottoir (Code de l’environnement L228-2, Code de la route R412-34) • avec un trottoir conforme au décret 2006-1658 La réalisation de travaux tels que prévus est une régression en terme de schéma cyclable Perpignanais et de mobilité à l’attention des lycéens ayant l’usage de ces équipements. Nous vous remercions par avance de la prise en compte de ces textes et recommandations pour la réalisation de cet équipement et des équipements à venir, toute réalisation non conforme étant une perte de temps, d’argent et un recul pour les mobilités actives pour les années à venir. Vélo En Têt

Pour demander la modification du projet, une pétition a été lancée : https://www.change.org/p/louis-aliot-maire-de-perpignan-parc-st-vicens-a…

Extension du parc Sant Vicens

Suppression de la piste cyclable sécurisée et arborée de l’av. Mermoz

Créer ou agrandir les espaces verts perpignanais est une bonne idée mais pourquoi donc sacrifier une piste cyclable stratégique (dessert le Mas Guérido et Cabestany), sécurisée (séparation physique avec la circulation automobile) et arborée (haie de lauriers) ?
À la place, un parking d’une trentaine de places (qui n’existait pas avant) et plus de piste cyclable !

Pour demander la modification du projet, une pétition a été lancée : https://www.change.org/p/louis-aliot-maire-de-perpignan-parc-st-vicens-a…

Une nouvelle zone 30

Une nouvelle zone 30 vient d’être créée à Las Cobas. Elle couvre toutes les rues comprises entre l’avenue Rosette Blanc, l’avenue Général Gilles, la rue Paul Rubens, l’avenue Jean Mermoz et le boulevard Frédéric Mistral. Tous les sens uniques sont en double sens cyclable (DSC). Les cyclistes des quartiers ouest pourront ainsi prendre la rue Maurice Barrès pour se rendre en ville et ainsi éviter l’axe Rubens/Mermoz/Guynemer, très fréquentée par les voitures.

### Plan détaillé de la zone 30

Pont Auchan : bon à prendre mais peut mieux faire

Nous avons appris par le [«Journal de Perpignan»](http://www.mairie-perpignan.fr/unes/journal-de-perpignan-ndeg23) (page 10, voir extrait ci-contre) et constaté sur le terrain qu’Auchan finançait une passerelle au dessus de la route d’Espagne pour désengorger la sortie du magasin, passerelle qui serait également piétonne et cyclable. On ne peut que se réjouir d’un tronçon cyclable à cet endroit, même si l’on n’est pas dupe sur les motivations d’Auchan. Mais la création de ce ’bout’ n’a pas été l’occasion de penser la liaison cyclable dans le secteur sud de Perpignan. Il servira au quartier «Porte d’Espagne» en face, mais pas beaucoup plus. On regrette comme d’habitude qu’on oublie systématiquement la continuité cyclable, et on regrette également de n’avoir jamais été consulté, en amont, sur cet ouvrage (comme sur d’autres passerelles …). Par peur qu’on en demande plus ou par simple réflexe ?

Afficher la carte

P.S.: 

Ce pont est à ouvert à la circulation depuis juillet 2015. La piste est partagée piétons/cyclistes et séparée de la chaussée par une barrière en béton.

La chaucidou arrive à Perpignan

Qu’est-ce qu’une « chaucidou » ? 

Non, ce n’est pas le titre d’une nouvelle chanson mais l’abréviation de « chaussée pour les circulations douces ». Il s’agit d’un concept de répartition de l’espace de la chaussée, utilisé avec succès notamment en Suisse (depuis 1997).  Le terme technique est « chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) ». Il s’agit d’une voie centrale sans marquage axiale destinée aux véhicules automobiles et de deux bandes latérales destinées aux vélos. La voie centrale réduit visuellement l’espace dédié à la circulation motorisée et provoque ainsi un ralentissement en particulier quand deux véhicules se croisent. Les bandes latérales ne sont pas réservées aux cyclistes et les voitures peuvent les utiliser exceptionnellement. Ce type d’aménagement existe dans plusieurs villes de France et le Plan d’actions pour les mobilités actives (PAMA) prévoit de lui donner un cadre réglementaire.

L’idée d’aménager un chaucidou expérimental à Perpignan est donc bonne, encore faut il le faire correctement ! Cette « expérimentation » du coté d’Agrosud est mal faite car:

  • la chaussée centrale pour les voiture est trop large, il n’y a donc aucune raison que les voitures ne roulent pas à fond puisqu’elles peuvent se croiser sans ralentir
  • les bandes latérales sont trop étroites (moins d’un mètre par endroit)
  • surtout leur revêtement est différent, moins roulant, plein des détritus soufflés par les voiture, avec de la végétation qui pousse dessus

Localisez la chaucidou sur une carte

Plus d’informations sur la chaucidou : http://www.fubicy.org/IMG/pdf/VC_123_CHAUCIDOU.pdf